Accéder au contenu principal

Eiroa The First 20 Years

Eiroa

The First 20 Years



Eiroa


Ce n’est pas tous les mois que la société de distribution C.A.T. met sur le marché belge un cigare de cette marque ; le dernier je pense remonte à septembre 2019. Cela n’est pas dû à une mauvaise gestion mais à la conjoncture actuelle.

La pandémie laisse des traces, les approvisionnements en bois pour les boites a du retard, les productions ont tourné au ralenti et pour couronner le tout le marché U.S. a fait un bond considérable ; donc vu les super impressions que j’avais ressenties avec la version CBT Maduro Robusto, je ne peux que me laisser tenter par cette nouvelle gamme. Je vous conseille d’ailleurs de le (re)lire pour en connaitre un peu plus sur le créateur de la marque.

Christian produit souvent des cigares qui sont un livre d’histoire de la famille ; celui-ci par exemple raconte les 20 premières années de l’entreprise et est fait en mémoire de son grand père. Dans certaines boites, les cigares sont même tenus par un ruban en cuir noir, car son grand-père avait pour habitude de garder sa cachette de cigares dans une malle au pied de son lit.



Eiroa


La boite est assez classique vu de l’extérieur ; par contre le couvercle intérieur porte une belle photo de champs de tabac au Honduras.



Eiroa


Eiroa


Les pieds des cigares sont protégés par un papier de soie qui porte l’inscription Christian Eiroa, The first 20 years series. Pour la bague toute en rouge, or, argent et noir, elle porte de façon classique ce qui est presque la devise de la famille : SALUD, AMOR et PESATAS (Amour, Santé et Argent) suivi de 20 Series.

Je commence donc par déplier le papier de pied pour libérer mon box-pressed. J’ai une cape d’un brun moyennement foncé qui est assez sèche au toucher.

Après une coupe droite, j’ai un bon passage d’air et déjà des sensations de café arabica plein de saveurs accompagnées de chocolat au lait.

Le pied une fois embrasé me donne déjà grande satisfaction avec du poivre blanc, de la terre glaise, du sirop d’érable, du cuir, du chocolat à la crème et une pointe de poivre noir. Le taux de fumée est assez surprenant alors que la combustion est juste et parfaite.

Je lutte pour retarder le décollage puis je me laisse emporter au moment où le poivre diminue pour libérer un flot important d’épices à feu (vous savez celles qu’on jette dans le feu du barbecue), le chocolat vire au noir avec une amertume plus que raisonnable.



EIROA


Le cendre reste bien accrochée à mon cigare, car elle est très compacte.

Je suis aux anges, une fois de plus j’adore cette marque ! Alors que le poivre noir revient en force, il est vite capturé au centre d’un amas de crème et de noix alors que le café fait un retournement vers l’expresso.

En fait, je me rends compte que la palette n’est pas si variée que cela, mais elle est tellement déclinée dans des formats différents que cela rend mon cigare très subtil et super agréable.

Du fait du box-pressed et de sa feuille en moins rapport à un cigare rond, ma vitole vers la fin se consomme un peu plus vite, mais cela n’a aucune incidence sur le plaisir de la dégustation.

Malheureusement comme toute bonne chose, celui-ci a une fin et avant de crier au feu de moustache, je suis contraint et forcé de le déposer dans le cendrier.

Les dégustations du jour se sont portées sur 2 cigares de 15.24 cm pour un cepo de 54.

En conclusion : ce puro du Honduras comblera de plaisir plus d’un amateur avec sa subtilité, sa force qui monte par palier pour arriver à moyen-fort bien marqué. Je pense une fois de plus que l’hommage familial est une réussite et je vous invite à courir dans vos civettes pour vous faire votre propre impression.

Prix au moment de la rédaction : 18 euros.