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The Black Label Morphine Vintage 2020 Lancero

The Black Label Morphine

Vintage 2020

Lancero



Black label


Comme je le disais dans un autre article, le fondateur de cette marque a un esprit décalé. Cela doit être le cas pour donner le nom de Morphine à une de ses gammes, inutile de vous dire que cela a fait des controverses aussi bien aux States que chez nous.

Mais soyons positifs surtout si ce cigare répond à mes attentes aussi bien que le Last Rites.

Je suis scotché par la couleur sombre de sa cape et par sa cape rugueuse et pas huileuse, un peu comme si, une fois de plus, James Brown cherchait à bien montrer son détachement par rapport aux autres producteurs.

Je suis de suite attiré par la bague qui décore ma dégustation du jour. Elle m’intrigue, on dirait qu’elle a changé.

Après quelques recherches, je constate que cette édition vintage est en fait la 7 ème édition de la gamme et que James a voulu marquer le coup. Pour commencer il a conçu de nouvelles illustrations.



Black Label






silence des agneaux


On n’est plus dans le papillon tête de mort qui me faisait immédiatement penser au film Le silence des agneaux. 



Black label


Mais il a fait un fondu dudit papillon et de la tête de mort. Je dois reconnaitre que le résultat est assez bluffant. En plus d’être un producteur original, James est un artiste et un excellent designeur.

Mais ce n’est pas tout puisque lors d’une conférence de presse, James a déclaré : C'est notre septième millésime de MORPHINE et nous avons voulu changer un peu les choses pour fêter ça. J'ai conçu de nouvelles illustrations et chacune des trois vitoles est enveloppée dans deux capes : Maduro d'Équateur et San Andrés mexicain.

Je comprends mieux la couleur sombre de ce Barber Pole (il faut vraiment des bons yeux pour le voir).

J’ai au toucher une sensation de cigare bien rempli, j’espère qu’il ne sera pas trop serré.

Bon, assez trainé, il est temps pour moi de rentrer dans la peau d’un dégustateur et de commencer mon petit rituel.

Je le modifie légèrement en sentant les capes avant de passer à la coupe, j’ai des sensations de cèdre, café expresso, basse-cour. Cela présage un bon moment, je croise les doigts.


Black Label


Originale la tête de mon cigare, on dirait qu’on a voulu faire une queue de cochon puis qu’on a décidé de la laisser droite, donc comprenez bien ce n’est pas un Torpedo puisque cette petite queue va finir sa vie de plante sacrée dans le cendrier.

A cru, je me retrouve dans un poivre qui est déjà bien noir, de la crème, des noix et du cèdre.

Comme je le présentais, il faut assez bien tirer pour avoir un allumage parfait mais très vite la chaleur fait son travail et mon cigare se ramolli, la fumée est importante et transporte dans son flux quelques saveurs comme du chocolat, des raisins secs, du poivre (beaucoup)…

Ma dégustation monte lentement en force mais je sens qu’elle n’est pas à la fin de la côte, j’ai maintenant un petit passage de réglisse avant de revenir dans le poivre noir.

Pour me donner ensuite un aspect grillé avec toujours cette petite sensation de crème.

Et ce balai de flux et reflux : basse-cour, terre grasse, foin et cacao.



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La force augmente encore un chouia pour venir gratter la barre de fort, la combustion est plus que correcte et la fumée est un soupçon au-dessus de la normale.

Je ne peux pas dire que j’ai décollé comme le Last Rites par contre j’ai apprécié mes différents moments de dégustation. Allez encore une bonne dose de terre grasse, de cèdre et de poivre noir, puis je le laisse mourir dans le cendrier.



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J’ai fait une dégustation avec mon ami Alexandre Rebelo, nous l’avons partagé avec un vin bulgare Merlot château Karnobat, j’ai trouvé que le mélange des deux était assez complémentaire et que cela renforçait le bon moment de la dégustation. Alex pour sa part a trouvé que le cigare avait de bons arômes intéressants.

Les dégustations (au nombre de cinq) se sont portées sur des cigares de de 18.42 cm pour un cepo de 42

Cape : San Andrés (Mexique) & Maduro (Equateur)

Sous-cape : Habano (Nicaragua)

Tripe : Nicaragua

En conclusion : même s’il a moins de force que le Last Rites, ce cigare reste je pense à ne pas mettre dans les mains de n’importe qui et à ne pas consommer le ventre vide.

Un mélange de saveurs qui n’est pas extrêmement complexe mais qui permet un bon moment de plaisir. Je le refumerai volontiers et je vous invite à faire votre propre dégustation et si le cœur vous en dit à me donner vos retours sous cet article.

Attention cette édition est limitée donc il ne faut pas trop trainer pour vous rendre dans votre civette préférée.

Prix : 13.60