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PLASENCIA COSECHA 149 AZACUALPA

Plasencia

Cosecha 149

 Azacualapa



Plasencia


Néstor Andrés, Gustavo, and José Luis Plasencia nous avaient déjà gâté avec l’édition 146 ; 3 ans plus tard ils reviennent avec le 149. Comme son nom l’indique ce cigare est fait avec des tabacs de la 149ème récolte (Cosecha 149) depuis la création de l’entreprise à Cuba. Pour votre information cette récolte s’est déroulée en 2014.

Petite nouveauté quand même, cette édition est un puro hondurien : la cape provenant d'Olancho, San Agustín, la sous-cape de la vallée de Jamastran et la tripe d'un mélange de tabacs de la vallée de Jamastran, d'Olancho et de Talanga. Cette récolte donne une gamme de 3 cigares (deux en Belgique) qui porte le nom de province du Honduras, ce soir je m’attaque au Azacualpa qui est un format Toro.

Pour le packaging, ils se sont concentrés sur une boite assez luxueuse avec de belles et imposantes charnières, et sur les couleurs noir, blanc et orange foncé.



Plasencia


J’ai une cape assez foncée de teinte brune, elle est peu huileuse et ressemble à du velours lorsque je passe les doigts dessus. Elle est décorée de 3 bagues et je m’attarderai uniquement sur l’inscription de celle de pied : « Récolte Privée », comme sur la version 146. Par ces quelques mots Néstor veut insister sur le fait que ce tabac est une exclusivité pour des cigares portant sa marque. N’oubliez pas que l’usine fabrique depuis 1986, 1 million de cigares par an pour ses différents clients.

Lors du tirage à cru, je suis assez surpris par le poivre noir pour un puro d’Honduras.

Après un court moment d’hésitation, le pied s’embrase magistralement et libère un beau flot de fumée qui m’apporte des saveurs de crème épaisse, de café strong en grains, de chocolat noir et de cèdre intense.

L’arrivée de la terre est un déclencheur de décollage et je me retrouve hors du temps, je flotte littéralement en état modifié de conscience.

Ma dégustation m’offre une onctuosité malgré le train qui pousse à l’arrière avec la terre grasse, le café et le poivre noir.



Plasencia


Le tirage est parfait ainsi que la combustion même si la ligne de brulure varie un peu mais elle se régularise d’elle-même. A ce stade le goût est moyen et la force est moyen haut.

Tranquillement pas vite, car ce cigare doit prendre le temps de se déguster, j’arrive dans un virage important aux niveaux des saveurs et de la force. Si le premier monte à full, la puissance grimpe d’un cran pour carrément quitter le moyen et sauter dans la case fort (pour votre compréhension je dirai moyen-fort).

Je m’éclate littéralement avec ce module : je trouve un équilibre extraordinaire entre les saveurs et la puissance. À ce stade, je rejoins mon ami Christof (DekelleCigars) qui trouve que ce cigare surpasse tous les Plasencia qu’il a dégusté jusqu’à maintenant.

Mais même si toute bonne chose à une fin, il me reste encore du temps pour plonger dans la marée de chocolat noir, terres grasse, crème, café expresso dans un mini volcan de poivre rouge, de noix grillées, de chêne et de cèdre. J’en sors pour rejoindre un grand espace de raisins corinthiens.

Vous aurez compris que je suis subjugué par cette dégustation qui s’est portée sur deux vitoles de format Toro de 15.24 cm pour un cepo de 52.

En conclusion : comme on ne le fait pas assez, je voudrais remercier le distributeur qui a travaillé dans l’ombre pour rentrer cette gamme en Belgique, et pour avoir parlé avec plusieurs d’entre eux cela n’est pas toujours simple. Donc merci Vinche & Koopmans. Chez Plasencia cigars, on a du bon et du luxe comme la gamme Alma et on a Cosecha 149. Je vous encourage à courir chez votre dealer préféré pour vous procurer ce petit bijou et en faire votre propre expérience.

Prix au moment de la rédaction de cet article : 14 euros

N’hésiter pas de me laisser vos impressions et retours sous cet article.