Alec Bradley The Prensado Lost Art Gran Toro


Alec Bradley

The Prensado Lost Art

Gran Toro



Alec Bradley


Ce soir retour à la pochette d'Alec Bradley et plus particulièrement le Lost Art.

On nous avait dit que rien ne changera avec la levée de l’embargo cubain et bien cela n’est pas tout à fait vrai car il y a eu un avant le 8 aout 2016 et un après. En effet tout ce qui sort après cette date doit avoir l’approbation (aux states) du FDA. Beaucoup de fabricants ont donc inondé le marché du cigare de nouveaux modules juste avant ce 8/8/16 fatidique. Ce qui fait dire à Alan Rubin : De nos jours, il semble que la production l'emporte sur le talent artistique. Il continue : Dans les cigares haut de gamme, les artisans produisent toujours tout à la main, un processus qui n’a pas changé depuis des centaines d’années. Je suis nostalgique du temps où une grande majorité de produits étaient fabriqués avec soin, à la main. Même si on comprend qu’il parle surtout des anciens produits fait main et qui sont maintenant construits par des machines et qu’heureusement pour nous, le cigare n’a pas suivi le même processus. On peut imaginer qu’il parle aussi de cette vague de nouveautés (mais cela n’engage que moi).


Alec Bradley


Donc ce soir je vais de nouveau déguster ce Présage de l’Art Perdu. 


Alec Bradley


J’ai une belle cape avec une bague de différentes couleurs dont la première partie est assez classique pour la gamme : ALEC BRADLEY et le fameux logo AB, le reste est un peu plus intéressant, la cartouche qui contient LOST ART a un fond et une police de caractères qui varient en fonction des régions ou des modules, une façon de vraiment insister sur cet art perdu.

A cru, le tirage est parfait et j’ai des senteurs de cuir, chocolat et terreux, par contre le pied (au nez) délivre des saveurs plus épicées, avec du pain d’épices et des agrumes. Mon cigare a une forme assez ovale et je me décide à l’allumer.
Le tirage est normal et ma vitole me donne un bon lot de fumée. 


Alec Bradley


La combustion part assez rapidement de travers, ce qui me donne une cendre assez noire, heureusement cela ne dure pas et elle redevient rapidement claire et zébrée de gris avec une combustion parfaite (d’ailleurs j’ai eu ce cas sur une seule des dégustations).
Le début de ma dégustation est dans les fruits secs, le chocolat et du cèdre avec une pointe d’acide citrique.
Un léger sel se dépose aussi sur mes lèvres et assèche légèrement celles-ci.
J’accompagne ma vitole d’un simple gin tonic qui va rapidement compenser cette sensation d’assèchement, ma dégustation prend des allures de pistaches salées accompagnées de citron, jusque-là la puissance reste moyenne.

Si je ne constate aucun changement au niveau des saveurs, ma vitole prend subitement son envol de puissance et devient moyen-fort, ce changement me ravi et me voilà dans la partie préférée de ma dégustation.


Alec Bradley


Le tirage ainsi que la combustion restent simplement parfaits et très agréables.
J’ai même utilisé celui-ci pour une séance de méditation dans mon antre.

Mes dégustations ont porté sur un Gran Toro de cepo 52 pour 15.87 cm

Cape : Honduras
Sous-cape : Honduras, Nicaragua
Tripe : Honduras, Nicaragua

En conclusion : ce cigare m’a donné amplement satisfaction et j’ai pris plaisir à le déguster plusieurs fois, même si la palette des saveurs n’est pas hyper étendue, celui-ci reste bon du début à la fin avec une puissance qui va en augmentation vers le dernier tiers. De plus il a une belle construction avec un bon flot de fumée.
Je ne peux pas vous communiquer son prix, mais le pack comporte 4 cigares Toro dans une pochette humidifiée et est commercialisé au prix de 35 euros.

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