Fidel Castro

Fidel Castro





C’est en 1941, à l’âge de 15 ans que Fidel Castro reçoit son premier cigare des mains de son père. Le cigare ne va plus le quitter pendant 44 ans.
Celui qui est passé au travers la révolution, qui a survécu à 600 tentatives d’assassinat de la part de la Cia, s’est éteint à l’âge de 90 ans, ce vendredi 25 novembre 2016.

Si je parle de ce leader de la révolution dans mon blog, ce n’est pas pour faire son éloge ou sa critique, mais il est impossible de s’intéresser aux cigares sans être attirés par des gens comme Sir Winston, le Che ou El Comandante.

Fidel et Cohiba sont étroitement liés puisqu’ils ont été ses cigares préférés après la révolution et qu’ils ont remplacé les cigares Romeo et Julieta Churchill, H. Upmann, Bauza, Partagas… Qu’il fumait comme étudiant.




Il y a plusieurs légendes autour de ces cigares, surtout sur leur fabrication, puisque dans les nombreuses tentatives pour le faire disparaître, plusieurs portaient sur les cigares : empoisonnés, explosifs… Voici ce que Fidel dit lui-même dans une interview donnée à Cigar Aficionado, le 3 février 1994 (je vous conseille d’ailleurs de lire l’article dans son entièreté). D'abord quand le producteur de tabac a utilisé sa production pour faire des cigares, il l’a fait pour sa consommation et celle d’un de mes gardes du corps. Puis un jour, il m'a envoyé les mêmes cigares. Je les ai trouvés si bon que j’ai de suite eu l’idée que cela pourrait être une nouvelle marque qu'il valait la peine de mettre en place une nouvelle usine pour fabriquer ce cigare.




L’usine El Laguito est née et a commencé à développer des Cohiba longs et fins comme le Corona Especial, qui restera le module préféré de Fidel.
Au début, ils étaient réservés pour Fidel, les dignitaires de hauts rangs cubains et comme cadeaux pour les dignitaires étrangers en visite à Cuba. Mais lors de la coupe du monde de football en Espagne (1982), Castro décida de faire de ces cigares une marque de cigares de luxe pour la consommation publique. Lors de son lancement à cette époque, la gamme consistait en trois modules : le Panetela, le Corona Especial et le Lancero. En 1989, trois modules supplémentaires furent mis sur le marché : le Robusto, l'Exquisito et l'Espléndido. Ce total de six modules est appelé la Línea Clásica.




En 1985, alors qu’il a toujours été photographié avec un cigare en main, Fidel décide de ne plus fumer. Après 44 ans de tabagisme, il range ses cigares, car comme Homme d’Etat, il se doit de montrer l’exemple.  En effet, les grandes campagnes anti-tabacs de l’OMS touchent Cuba et Fidel donne une mauvaise image de lui, cigare en main lors de chaque apparition. Il avouera plus tard ne jamais avoir cédé, mais pendant de nombreuses années, il a rêvé de cigares.
Et il appréciait encore parler cigares avec des amateurs, il aimait dire : je ne connais pas les nouveaux Cohiba, mais je me souviens de la qualité des anciens cigares : ils ne devraient pas être trop compacts. Et ils devraient brûler très uniformément. Même si vous les allumez dans un coin, ils viennent bientôt à une brûlure uniforme. Avec d'autres cigares, si vous faites cela, ils continuent à brûler inégalement tout au long de la fumée. Un Cohiba c’est doux, facile à fumer, aussi régulier qu’une cigarette (NDA, il aurait dû vraiment s’intéresser aux cigares cubains actuels).

Cuba a des revenus assez conséquents avec son tourisme, son sucre, son nickel, ses produits pharmaceutiques et la pêche. Les cigares se trouvent à la 5ème place de l’exportation cubaine, ils ont aussi une grande place dans les revenus intérieurs, et cela, en grande partie grâce à Fidel.
Quand il était dans les montagnes, lors de la révolution contre Batista, Fidel recevait des cigares de partisans. Mais quand il ne lui en restait qu’un, il le mettait dans la poche de sa chemise pour une grande occasion. Celle-ci se présentait toujours sous deux formes : soit bonne ou mauvaise. Si c’était une bonne nouvelle, il le fumait pour célébrer celle-ci et si c’était une mauvaise, il compensait avec un bon cigare.
On peut aimer le révolutionnaire ou détester le dictateur, mais on ne peut pas être amateur de cigare et rester insensible à ce que ce Monsieur a contribué à notre plaisir. Rien que pour cela, je vous invite lorsque vous fumerez un Cohiba ou un autre cubain d’avoir une chaleureuse pensée pour El Comandante.


Commentaires

  1. Merci d'avoir eu une pensée pour cet homme très controversé mais qui reste une figure du monde du cigare.
    Regisenvoyage.

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