Hamlet


25th Sixty





To be or not to be, ce soir, je vais vous parler d’Hamlet. Pas l’opéra rock de Johnny sorti en 1976, mais, du cigare de la gamme de Rocky Patel. Mais, avant de passer à la dégustation, ce nom demande quelques explications.
Monsieur Hamlet Paredes est né à Cuba, très jeune, il gagne le prix du meilleur torcedor de l’île. Avec celui-ci et sa connaissance de l’anglais, il a régulièrement été choisi par la Habanos pour ses exhibitions internationales. Pendant 15 ans, Hamlet a parcouru le monde pour des exhibitions et il a acquis le titre d’être un des torcedors les plus célèbres du monde.
En 2015, alors que sa famille immigre aux Etats-Unis, Hamlet rejoint la famille Patel et place son expérience de roulage et de blend au service de celle-ci, il parcourt encore les U.S.A. pour des démonstrations.
En remerciement, Rocky Patel lui donne accès aux usines du Nicaragua pour faire des cigares de sa propre marque.
C’est ainsi que le Hamlet 25th voit le jour, et qu’il est distribué chez nous en deux modules : Toro et Sixty. Ce cigare veut fêter les 25 années que ce Monsieur a passé dans l’industrie du cigare.




Je vous donne le compte rendu de ma deuxième dégustation car je dois vous avouer que j’étais assez sceptique à la première, j’ai même demandé l’avis de mon ami Johan (Maison Dhondt, Tournai) et nos conclusions sont assez proche l’une de l’autre.
Mon cigare a une cape assez claire, pratiquement lisse et légèrement huileuse. Elle est ornée de deux bagues. La première, en partant de la tête, porte de nombreuses couleurs : argent, blanc, rouge et bleu. On retrouve en son centre un grand H avec dessous HAMLET, ces inscriptions sont légèrement en relief, sont en rouge et repose sur un fond blanc, le tout reposant sur un fond bleu entouré de spirales. Cela me fait vraiment penser à un sceau laissé dans la cire chaude par une chevalière. De chaque côté, on peut lire MASTER OF TOBACCO, et un dernier H ferme la bague.
La seconde bague est dans les mêmes couleurs et porte 25th YEAR.

Je coupe un morceau de la tête, à cru, j’ai du cèdre et du poivre blanc. Je l’allume et une bonne dose de fumée, je suis surpris par la quantité de poivre noir dès les premières bouffées, heureusement cela s’estompe assez rapidement. Je reviens vers des saveurs de cèdre, de fougère.
Mon cigare remonte de nouveau en puissance avec une touche de menthe poivrée, c’est comme le After Eight. Cela donne à mon cigare une sensation de rafraichissant et piquant.






La cendre à une belle couleur de gris claire, elle est très compacte, même quand elle chute de ± 95 cm (Oui Johan n’est pas très grand, mdr)

La dégustation du jour portait sur un Hamlet Sixty de 15,2 cm pour un cepo de 60, il est composé d’un blend très varié :

Cape : Habano Equateur
Sous-cape : Brodleaf Pennsylvanie (U.S.A.)
Tripe : Nicaragua, Honduras

En conclusion : j’ai un cigare puissant mais pas agressif, qui manque peut-être un peu de complexité dans les saveurs. D’une très bonne combustion et d’une construction parfaitement exécutée. Je ne le conseille pas aux fumeurs débutants, ni à jeun. Personnellement j’en ai testé 5 et j’en reprendrai surement.
Le prix de celui-ci au moment de la rédaction est de 10,5 euros

Ps : je ne ferai pas d’article spécifique pour le Toro car mis à part une petite perte de puissance, je n’ai pas trouvé de changements qui mériteraient de s’y attarder. Le Toro fait 16,5 cm pour un cepo de 52 et coute 9,5 euros

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