Davidoff Robusto Intenso

Davidoff

Robusto Intenso

6 étoiles



Davidoff


Une édition spéciale en chasse une autre chez Davidoff. Après le très bon 53, c’est au tour d’un cigare qui a vu le jour en 2005, qui comme une explosion intense, fait son grand retour.

Avant de continuer mes élucubrations, je voudrais revenir sur un aspect fondamental dans la dégustation. C’est celui d’une bonne harmonie entre la boisson et le cigare.

Car vous verrez plus tard, la bière Omer est parfaite, le Robusto Intenso est juste superbe mais (excusez-moi l’expression) le mélange des deux est à ch…

Donc Davidoff ressort le cigare aux 6 étoiles, une par tabac qui rentre dans la composition. Une cape d’équateur qui va enrober 5 feuilles de Rép. dominicaine.

      *         La première étoile correspond au tabac Yamasa Visus.

      *        La deuxième étoile est le tabac Piloto Visus de la Valle del Yaque

      *        La troisième étoile est le tabac San Vicente Mejorado Ligero de Santiago Rodriguez

      *        La quatrième étoile est le tabac Hybride Semilla 254 Visus

      *        La cinquième étoile est le tabac San Vicente Seco

      *        La dernière étoile est le tabac 702 Equatorienne.

Il y a des noms connus et qui ont fait leurs preuves dans cette composition comme Yamasa (comme le Davidoff du même nom) et la cape 702 (comme les cigares de la série).

Plusieurs de mes connaissances aiment laisser vieillir leurs cigares quelques années dans leur cave, parfois cela donne des super résultats mais dans ce cas cela ne sera pas nécessaire car les tabacs vont de 4 à 7 ans d’âge.

En plus de leur âge proche de la sagesse, les feuilles ont subi une double fermentation.

La fermentation est l’étape qui vient juste après. La première fermentation permet de tirer les excès de résine des feuilles. Il faudra ensuite attendre plusieurs semaines avant le triage des feuilles en fonction de leur usage et suivant la teinte, la taille et la qualité. Les feuilles seront dépourvues de leur nervure centrale à cette étape. Ainsi commence la seconde fermentation permettant d’affiner les arômes des feuilles et d’éliminer les impuretés qui restent.



Davidoff

Davidoff


On parle de Davidoff, donc impossible que le packaging ne soit pas à la hauteur des cigares. La boite de dix cigares a une belle finition, elle porte sur le couvercle extérieur et intérieur les mentions DAVIDOFF-ROBUSTO INTENSO et les ******. Sur la face avant un rappel qu’il s’agit d’une boite de 10 ROBUSTO. Enfin sur le rebord intérieur se trouve une plaquette cuivrée avec le n° de la boite, il n’y en a eu que 10100 pour le monde.

Je sors donc mon cigare de son cellophane, la cape quoique de belle construction, a des belles nervures qui la parcourent, elle est légèrement huileuse. Le visuel est interpellant on dirait une œuvre rustique, rien que cela me replonge dans l’atelier de ferronnerie de Papou qui disait souvent : Ça c’est du brut de décoffrage.



Davidoff


Deux bagues aux couleurs traditionnelles Davidoff (blanc cassé et or) la décorent. Petite originalité sur la principale, on n’y trouve pas le nom du module mais bien LIMITED EDITION & GENEVE. Il faut dire que le Robusto est sur la deuxième avec INTENSO.

Je me sers une Omer et procède à l’allumage de façon rituélique.

La mise à feu est parfaite, un beau cercle rouge vif et une fumée abondante se dégage. Mes poumons font leur travail d’aspiration pour alimenter le feu, celui-ci rentre dans le jeu et me renvoie une fumée chargée de saveurs comme le poivre noir, le café fort et de noix. Oufti cela démarre fort, mais je n’en suis plus étonné car voilà un moment que le premier centimètre sur un cigare donne assez bien de peps.

Et comme je m’en doutais cela diminue par la suite, le poivre devient blanc, le café vire au crème, heureusement le chocolat noir garde le cap.

Mais tonnerre de Brest, c’est quoi cette amertume ?

Je rêve, il est impossible que des feuilles aussi vieilles me donne cette sensation. M’aurait-on trompé sur la marchandise… ?

Après investigations, j’ai découvert la solution du problème et comme je le pensais cela ne vient pas du tout du cigare. L’Omer a une amertume douce avec ses trois variétés de houblon et pourtant l’alchimie entre le cigare et la bière ne prend pas, je dois faire un choix c’est l’un ou l’autre…

Qu’à cela ne tienne, retour à l’âge bête et hop fini la bière. Un rinçage de la bouche et on reprend le cigare qui m’attendait bien sagement dans le cendrier. (Pour la petite info, j’ai fait les deux autres tests avec du vin rouge cabernet et de l’eau, cela était nettement plus bénéfique).

Une ou deux aspirations et ma vitole brille de mille feux, j’ai repris mon sentier à la recherche de Goibniu, le dieu de la forge. Dans cette deuxième étape de ma quête je suis plus dans un cigare dominicain avec sa dose de terre grasse et de cèdre. Le tout accompagné de noisettes, d’écorce d’agrumes (heureusement que j’ai fini la bière).

J’avais peur d’être monté à bord du Tonnerre de Zeus du Parc Astérix avec cette dégustation et bien je suis plutôt dans le Sirocco de Walibi, alors que je cherchais le Dieu de la forge, c’est Vulcain, le Dieu des volcans, qui se présente à moi, car j’ai un retour de poivre rouge parfois même vert, accompagné de cannelle, girofle, cacao et un aspect léger de caramel. Je surprends parfois un côté un peu sucré…

Le seul regret est que cela doit s’arrêter, j’aurais voulu quelques centimètres de plus mais l’heure a sonné, il faut pratiquer l’extinction des feux.

Le tout petit mégot repose fièrement dans le cendrier, celui-là mérite vraiment de retourner à la Terre Mère.

J’ai fumé 3 dégustations de ce Davidoff Robusto Intenso, des cigares de 13 cm pour un cepo de 52



Davidoff


Cape : 702 (Equateur)

Sous – cape : San Vicente Seco (Rép. Dominicaine), tabac réputé pour sa douceur

Tripe : Rép. dominicaine

En conclusion : un cigare qui porte bien son nom car il dégage des sensations intenses et complexes pour une puissance de moyen-fort à fort +, si la fiche technique lui donne un 3.5/5 parfois je dirais même 4/5.

Je pense que Edward Simon, directeur du marketing chez Oettinger Davidoff AG. a bien cerné la prouesse des masters blenders quand il dit : une complexité profonde, une intensité équilibrée et un voyage gustatif sophistiqué, ce qui en fait une expérience de cigare sans pareille.

Pour ma part vous m’excuserez mais je file dans ma civette préférée en rechercher, et je vous invite franchement à tenter l’expérience et de vous laisser réchauffer par son intensité.

Prix : 29 euros

J’attends avec impatience vos retours et/ou commentaires directement sous cet article.

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