Davidoff Special 53 Capa Dominicana Edition Limitée 2020

Davidoff Special

53 Capa Dominicana

Edition Limitée 2020



Davidoff


Quand je vous parle de Rép. Dominicaine et de puros, automatiquement (et avec raison) la majorité d’entre vous va penser Arturo Fuente ; et pourtant la société Davidoff a été aussi un pionnier dans la matière. En 2002, elle réalisait un perfecto puros de calibre 53, une prouesse à l’époque.

Et comme Henke K. et la direction de la maison mère aiment les défis et les prouesses, ils ont décidé de remettre ce cigare sur le marché 18 ans après sa création.

Vous devez savoir cher.e.s lecteur.rice.s, qu’une des richesses de ce cigare est l’âge de ses tabacs, d'une cape de 10 ans, d'une sous-cape San Vicente de huit ans et d'une tripe vieillies jusqu'à six ans et demi.

La deuxième chose importante est que Henke a choisi des feuilles de 5 tabacs différents : un pour la cape, un pour la sous-cape et trois pour la tripe.

Et enfin un cigare en quantité limitée et tous les 18 ans cela vaut le détour !

Je me suis un peu attardé sur la boite dans la civette avant de choisir mes 2 cigares de dégustation. Elle est en bois naturel avec une finition particulièrement recherchée.

Elle a aussi bien sur la boite en carton de protection, que sur les faces extérieures et intérieures, un petit sigle, qui me fait penser à une médaille, et qui rappelle que nous avons un blend vintage.



Davidoff


Une fois rentré, je sors un cigare de sa cellophane. Oui, il y a longtemps que chez Davidoff, on a fait la différence entre la beauté du visuel et la protection des cigares. Donc, contrairement à la photo de la boite ci-dessus, mes cigares sont bien protégés par une cellophane.

J’ai dans les mains un petit bijou de cape qui me semble parfaite avec un peu d’huile et une couleur brun moyen.



Davidoff


Cette cape est rehaussée par deux bagues blanc et or. Je ne m’y attarderai pas trop puisqu’il s’agit en fait d’une bague classique Davidoff (avec comme pour les éditions spéciales ou limitées, non pas le module Perfecto mais ici un rappel justement que j’ai un cigare en édition limitée).

La deuxième porte SPECIAL 53, qui est en fait le calibre du cigare à sa dimension la plus large.

Je commence par pratiquer une coupe franche et moyenne d’un capuchon de ma torpille, un peu comme si je la plaçais dans son tube de lancement. J’ai constaté qu’une coupe trop courte avec ce genre de module ne donnait pas assez d’aspiration et que le pied avait tendance à partir en cacahuète. Une dernière vérification de l’engin est obligatoire avant de fermer le tube de lancement. Tirage à cru : check ! Saveurs à cru : check (de la terre, du bois) !

Je donne l’ordre d’armement en allumant un briquet chalumeau. Il est toujours délicat d’allumer correctement un Perfecto car le point de fusion est parfois très minime et il faut éviter de bruler la cape qui prendrait une laide couleur noir. Voilà pourquoi je préfère un chalumeau à un briquet 3 flammes.

Mise à feu réussie, la fumée fait son apparition ainsi qu’une très légère puissance.

Le tirage est bon, j’ai des sensations de terre grasse, de cèdre. Je continue mon exploration et après ± 1 pouce, BOUM c’est l’impact, le cigare s’ouvre, je suis dans une forêt de noisetiers, bordée d’une chênaie, avec une pointe de muscade par ci par là.

Je suis déjà très favorable à la poursuite de la découverte…

Oufti, les saveurs continuent à s’intensifier car mes noisettes, mon chêne sont rejoints par une petite dose de poivre blanc, une bonne dose de fleurs, de crème et de café moka.

Ce qui me scotche aussi, c’est qu’on sent parfaitement la sagesse des vieux tabacs ; ceux qu’on a envie que cela ne s’arrête jamais, pas le moindre ammoniac, pas de piquant dans la gorge et même avec ma bronchite sur la fin pas une seule toux.

Je voudrais partager aussi avec vous l’avis de deux amis. Roch : quand le cigare est bien pris, il est déjà super mais alors quand il arrive au point de complète combustion, il est simplement sublime. Jean-Pierre : je pense sincèrement que c’est le meilleur cigare que j’ai fumé en 2020.

Mon cigare garde une puissance de moyen voire moyen fort. Si je devais mettre une cotation je dirais qu’il commence à 2/5 pour monter une fraction de seconde à 3 et enfin se stabiliser à 2.5.

J’ai donc dégusté un puro dominician de 15.6 cm pour un cepo de 53.



Davidoff


Cape : Rép. dominicaine (10 ans).

Sous-cape : San Vicente (8 ans) Rép dominicaine.

Tripe : Olor Seco, Piloto Ligero et San Vicente Seco. (6 ½ ans) Rép dominicaine.

En conclusion, ce cigare est dans mon top 3 au point que, comme c’est une édition spéciale, j’en ai fumé 4 et j’en ai encore 7 en réserve.

Au risque de me répéter, c’est quand même très agréable de fumer de vieux tabacs. En fait comme dirait Didier V : au lieu d’inciter les clients à laisser vieillir leurs cigares dans les caves personnelles, il est préférable que nous les concepteurs des projets, nous le fassions nous-même ; cela permet aux clients de profiter de suite, de jouir d’une bonne dégustation surtout pour des cigares d’un certain prix.

Ce cigare en plus est tellement agréable qu’on peut le fumer à différentes occasions ou moments de la journée.

Attention il n’y a que 106.125 cigares produits pour le monde, ce qui veut dire que si vous connaissez un dealer Davidoff (comme la maison Demoulin, la maison Leclercq, La Maison du cigare, Le Roi du Cigare, le restaurant Le Bouton d’Or, Au plaisir de vivre…) je vous conseille vivement de vous y rendre rapidement pour obtenir ce bijou de fabrication, de plaisir et de bonheur épicurien.

Prix au moment de la réalisation de cet article : 31 euros.


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