OMER. Traditional Blond



C’est lors d’une visite chez mon ami Christoff que j’ai fait la découverte de cette bière belge.

Elle est brassée a Bellegem, dans la région de Courtrai, est issue d’une vieille brasserie de notre pays puisque qu’elle voit le jour en 1892.




A l’époque, il est habituel de faire la publicité de la brasserie sur de très beaux vitraux et de placer ceux-ci sur les façades des cafés de la brasserie (il n’y a pas encore longtemps, beaucoup d’établissements appartenaient carrément à la brasserie où celle-ci avait un contrat d’exclusivité). Donc pour ne pas déroger à la règle en vigueur, Omer Vander Ghinste fait des vitraux, cela a un prix et pour ne pas devoir les remplacer au moment de la succession, il décide de donner le prénom d’Omer à son premier fils. Voilà pourquoi on est à la 5 eme génération d’Omer pour diriger la brasserie.







Il y a 4 types de fermentation dans le métier de brasseurs : la haute, la basse, la spontanée et la mixte. La brasserie Omer Vander Ghinste est la seule à pratiquer les 4 fermentations sous le même toit.





Il faudra attendre 2008 pour que la bière Omer traditional blond soit mise sur le marché.
Cette bière de haute fermentation, refermentée en bouteille, est élaborée à base d’un malt d’orge de qualité supérieure en provenance de la région de la Loire et trois variétés de houblon aromatique (Allemagne, Slovénie et République tchèque).

Mais il est temps de parler de la dégustation, j’ai une bière en bouteille de 33 cl qui est sertie de deux étiquettes noires, la première juste sous le goulot reprend en blanc la marque Omer, en doré Anno 1892 et en rouge le logo qui est à mon avis un rappel des vitraux. La deuxième est au centre de la bouteille. Elle reprend en blanc la marque Omer, 33 cl et 8%, en argenté la marque de la brasserie BOKOR et en rouge le logo.




Elle est accompagnée d’un verre sur pied qui reprend lui aussi le logo ainsi que OMER. Traditional Blond.
Il y a deux façon de la boire, soit on laisse la lie d’un cm, soit on décide de la vider en entier, ce que je décide de faire.
Je suis déjà surpris par la mousse qui est généreuse en restant très légère, j’ai une bière d’une belle couleur dorée.
Elle a un côté très rafraichissant avec un retour d’amertume qui reste doux, pas comme certaines bières plus agressives.
Comme je partage cette première dégustation avec un cigare, je laisse un moment ma bière de côté. Quand j’y reviens la mousse est toujours bien présente. Cette constatation de la mousse persistante, je ne la retrouve pas lors d’une autre dégustation avec un autre verre. Ce qui confirme ce que j’ai déjà dit : si les brasseurs font des recherches sur le verre approprié pour consommer leur bière dans les meilleures conditions, ce n’est pas par hasard.
Ce qui me frappe aussi, c’est que la Omer n’est pas une bière « qui tape » malgré son bon taux d’alcool. Comme j’ai volontairement ignoré la lie, le fond de mon verre a un petit dépôt qui rend ma bière trouble.
J’en profite pour remercier messieurs Nicolas Degryse, Marketing Manager et Ludovic Boussin, Sales Representative pour l’aide apportée pour la réalisation de cet article.
Ce bon breuvage est commercialisé en bouteille de 33cl et 75 cl, il fait un taux d’alcool de 8% et de fermentation haute.






En conclusion : une bière très agréable que j’ai reprise à plusieurs reprises, un moment désaltérant. Pour les amis amateurs de cigares, elle s’est combinée parfaitement avec les 3 cigares testés puisqu’elle n’a jamais pris le dessus sur les arômes de ceux-ci tout en gardant sa caractéristique principale de douce amertume.

Je finirai par une citation de mon ami Eric Boshman : puissante, structurée, il faut lui donner du temps. Cela résume bien mon ressenti : ce n’est pas une pils, il faut la déguster en douceur.

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