Arturo Fuente Don Carlos Reserva Superior no. 2

Arturo Fuente

Don Carlos

Reserva Superior no. 2



Arturo Fuente Don Carlos


Quand un ami t’offre un cigare pour ton anniversaire et que tu as un Arturo Fuente Don Carlos mais que tu ne le trouves pas dans la gamme officielle ni sur le site Arturo Fuente, tu te dis qu’il y a un souci. Après renseignements, cet ami a rapporté celui-ci de Procigar. Enfin c’est Philippe B. (La Tête d’Or) qui m’apporte la solution c’est un cigare spécialement roulé pour Procigar, il a même rajouté petit veinard.

Voilà pourquoi ce cigare porte Superior dans son nom.

On est dans un Don Carlos donc on sait que déjà que l’on aura des feuilles de minimum 10 ans.

Les cigares sont rangés sans une belle boite en bois dont le couvercle intérieur nous signale que nous avons à faire à une Edition Limitad.



Arturo Fuente Don Carlos


Je sors le cigare de sa cellophane et je ne peux qu’admirer cette cape de couleur brun foncé pratiquement lisse.

Elle est mise en valeur par une bague classique pour la gamme, elle est principalement sur fond noir avec le nom Arturo Fuente mais ce qui est intéressant c’est dessous il y a Reserva. Cela nous signale que nous avons d’autres sortes de tabac que la gamme Gran Reserva ? Pas nécessairement puisque nous savons que Carlito et ses ancêtres attachent une grande importance à la qualité de leurs tabacs, mais nous avons la certitude que les tabacs qui composent ma vitole sont particulièrement âgés.

Ce qui donne aussi un plus important à cette gamme Don Carlos est sa cape Sun grown du Cameroun, celle-ci gorgée de saveur va sublimer le cigare.

Comme je suis en présence d’un Torpedo, je vais pratiquer une coupe pas trop petite pour permettre au cigare de libérer ses trésors (comme entendu lors des différentes conférences zoom que nous avons partagées pendant le confinement). A cru le tirage me semble bon et j’ai des saveurs terreuses légèrement sucrées et épicées. Le pied s’embrase majestueusement et un beau flot de fumée me remplit la bouche et l’espace de dégustation.

A ce moment, les paroles de JPP me reviennent en tête ainsi que celles de Johan Dhondt pour apprécier un Arturo Fuente il y a une seule règle : Fumer lentement.

Le début de ma dégustation, j’ai effectivement de la fumée mais très peu de saveurs, je décide de faire une deuxième coupe de Rabin (il vaut mieux couper deux fois qu’une fois trop grande) mais cela ne change rien, le premier centimètre mon cigare est inexistant. Et puis boum, c’est l’envolée ma dégustation m’envoie valdinguer dans une complexité de humus, de noisettes, de sucre, de cacao de grande qualité et de poivre blanc.

Ce qui est interpellant c’est cette magie de faire un cigare aromatique où se mélangent les épices, la terre, le bois et le sucre dans un ballet particulièrement bien orchestré avec une puissance contenue. Une fois de plus grandes saveurs épicées n’est pas égal à une haute puissance.



Arturo Fuente Don Carlos


La combustion est pratiquement parfaite à 100% avec une belle cendre blanche, le tirage ne présente aucun problème.

Je suis littéralement emporté dans un nuage de bien-être, qui me fait dire plusieurs fois Oufti que c’est bon et agréable.

Comme de nombreux cigares actuels, ma dégustation est bonne du début à la fin avec un bonus pour la fin, on sent qu’on est en présence d’un cigare élaboré avec des tabacs bien âgés car il n’y a plus une pointe d’amertume ni d’acidité. Je suis dans une dégustation attention à la moustache.

C’est avec une pointe de regret qu’il est temps de le laisser mourir de sa belle mort en le déposant sur le cendrier.

J’ai un cigare exceptionnel de 15.24 cm pour un cepo 55 de forme Torpedo

Cape : Sun grown (Cameroun)

Sous-cape : Rép. dominicaine

Tripe : Rép. dominicaine

En conclusion : je tiens à vivement remercier le donateur de ce merveilleux cadeau.

Ce cigare de puissance doux-(très) moyen est une découverte très enrichissante par ses saveurs complexes et sa sublime construction. Si j’ai dégusté une version limitée, la version Arturo Fuente Don Carlos Reserva no. 2 a été mise sur le marché en 1997 et a très vite acquis la réputation du meilleur cigare de Rép. dominicaine. Pour la petite histoire c’est une collaboration étroite entre Carlos et Carlito Fuente avec Richard Meerapfel (le père de Jeremiah que plusieurs connaissent). Malheureusement ce cigare est devenu très rare aux fils des années donc si vous tombez dessus dans une de vos civettes, je vous conseille vivement de le tester.

En tout cas si je le retrouve, je ne le laisserai pas filer.

J’attends vos remarques ou commentaires sous cet article.


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