The Hornet de Black Works Studio : L'Audace Candela.
Black Works Studio
The Hornet
Robusto
Vous connaissez certainement tous aujourd’hui les créations de James & Angela Brown. James est reconnu pour sa marque Black Label, célèbre pour ses vitoles puissantes et aux arômes affirmés. Mais à côté de cela, il a eu l’envie de bousculer les codes traditionnels du cigare en combinant un roulage artisanal de haute précision, des détails visuels complexes sur la cape et des assemblages de tabacs intenses.
C'est un peu comme si Black Works Studio (BWS) était
un laboratoire d'expérimentation, un lieu où chaque cigare a une histoire à
raconter.
Aujourd’hui, je redéguste le Hornet Robusto et je
vous livre mes impressions.
Hornet signifie « frelon » en anglais. Côté
packaging, l'esprit est assez proche de la ligne Killer Bee : on y
retrouve ce design géométrique complexe composé de fines lignes dorées sur un
fond noir mat. L'ensemble évoque une esthétique moderne et technique, presque à
la manière d'un circuit imprimé, ce qui incarne à merveille la philosophie de
Black Works Studio. Un logo stylisé représentant le frelon vient parfaire
l'ensemble, faisant directement écho au nom de la vitole.
Passons au vif du sujet : la dégustation.
Je sors ce cigare de sa cellophane pour mieux observer sa
cape. Visuellement, elle rappelle le corps du frelon : une cape sombre
zébrée de zones vertes, apportées par du tabac Candela principalement situé au
niveau du pied et de la tête du cigare.
La coupe se fait sans difficulté. En revanche, pas question ici de tester le tirage à froid, puisque le pied est entièrement recouvert de feuille Candela (cette feuille séchée rapidement qui conserve sa teinte verte).
Tout comme le frelon attaque avec vivacité pour défendre son
nid, l'allumage est marquant : dès que le pied s’est embrasé, j’ai été
submergé par une marée d'arômes de fougère, de poivre blanc et de cannelle,
soulignés par une pointe de girofle. James Brown signe là aussi un vrai « coup
de dard » aromatique à travers son mélange !
A ce stade, je peux déjà dire que le tirage va être parfait.
Le cuir tanné fait son entrée, suivi du chocolat noir,
tandis qu'un soupçon de terre humide et quelques écorces d’orange confites
viennent compléter le tableau. Il ne me faut que quelques aspirations pour que
l’intensité frôle déjà le niveau moyen.
Ma dégustation se poursuit « tranquillement pas
vite », et ce moment est des plus agréables. Les saveurs s'accordent dans
un formidable opéra rock parfaitement équilibré, alors que la voix de David
Gilmour s'échappe des haut-parleurs.
Ma vitole oscille entre le chocolat, les agrumes, le poivre rouge et la terre… Chaque volute de fumée me laisse une longue fin de bouche, poivrée et torréfiée.
Cela fait d'ailleurs belle lurette que la puissance a
franchi le cap du moyen-fort, et elle maintient son cap sans faiblir.
Tiens, voici une sensation que j’ai rarement lors de mes
nombreuses dégustations — peut-être parce que j’en ai mangé la semaine passée
ou parce qu’Aurora en a utilisé pour chasser un autre insecte : je parle
de la citronnelle. Il est assez rare que je retrouve ce genre de senteur lors
de mes moments cigare, et cela apporte un vrai « plus » au côté
hédoniste de cette vitole.
Fiche technique :
Les tests ont été réalisés sur deux exemplaires de ce Robusto
(12,7 cm, cepo 48) :
- Cape :
Maduro & Candela (Équateur).
- Sous-cape :
Nicaragua.
- Tripe :
Nicaragua.
En conclusion :
Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus senti aussi
rassasié avec un Robusto. La palette d'arômes parfaitement équilibrée,
l’intensité et la longueur en bouche m’ont particulièrement scotché. C'est un
cigare qui trouvera très régulièrement sa place dans l'une de mes caves.
Comme à l’accoutumée, je vous invite à vous rendre dans
votre civette favorite pour en faire l’acquisition et vous forger votre propre
impression !
- Prix
au moment de la rédaction : 16,40€




