Mag Igneus
Toro
Aujourd'hui, je vous emmène à la découverte du Mas Igneus,
une expression catalane qui signifie littéralement Maison de l'Ignition
— cette étincelle créatrice, ce moment précis où l'idée devient réalité. Ce nom
n'est pas qu'une métaphore : il incarne l'essence même d'un cigare unique, né
d'une quête de singularité. Une fois de plus, Luciano Meirelles innove.
Le défi ? Créer un cigare au pH équilibré et au profil de force moyenne à
soutenue, capable d'offrir cette signature si rare : la puissance sans
l'agressivité. Pensé pour s’unir au prestigieux vin M de la cave Mas
Igneus, nichée au cœur du Priorat en Espagne, ce cigare est une véritable
invitation au voyage. Que vous choisissiez de le savourer seul ou en accord
avec un grand cru, préparez-vous pour une expérience totale : un moment
de plaisir pur, audacieux et intense, où chaque bouffée célèbre la délicatesse
des sens.
Oula, vous vous dites Ker Mc Gwalch a changé de plume, cela
ne lui ressemble pas d’attaquer d’entrée ainsi ses articles, en vantant un
cigare avant de l’avoir même gouté. Et vous avez raison, cette préface à ma
dégustation est l’œuvre de Gemini. Pour ceux qui ne connaitrait pas c’est l’IA
de Google.
Je vais donc reprendre ma plume pour voir au cours de ma
dégustation s’il ne s’est pas trompé dans les mérites de cette vitole.
Nous avons donc là un cigare conçu pour un moment de plaisir
accompagné d'un grand cru. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'un
fabricant se lance dans ce type de partenariat. Et je trouve cela très intéressant,
car depuis que je suis en Normandie, je me rends compte à quel point le culte
du vin est important pour les français ; et qu’il en est de même dans une
grande partie du globe.
Pour le packaging, Luciano est parti vers une boite style coffret à bouteilles de vin, avec la petite corde au bout pour aider à l’ouverture.
Le nom de la cave et celui du cru sont mis en valeur tant
sur le dessus qu'à l'intérieur du coffret. Pour parfaire l'ensemble, le rabat
latéral noir arbore un grand "M" de couleur or rose.
Noir et or rose se retrouveront également sur les deux
bagues. En partant du haut, la première aura le M et la seconde Mas Igneus.
Place à la dégustation du jour !
La cape est d’un beau brun foncé, elle enveloppe une poupée
ferme et dense (faudra juste aspirer un peu plus fort). Je me prépare pour ma
sacro-sainte opération de la coupe droite et de l’allumage, avec entre les deux,
un moment de tirage à cru. Comme prévu, il y a une légère résistance mais bien
maitrisée ; comme un rappel à se poser pour une dégustation digne de ce
nom. Pour certaines de mes connaissances, ce n’est pas le genre de cigare qu’on
fume au volant de sa BMW ou autres bolides.
Les premières sensations sont des notes florales, de la
terre grasse.
L’allumette craque, le pied s’embrase sans aucune difficulté
et libère un flot de fumée qui embaume la pièce de notes de poivre rouge et de
terre grasse.
Elles sont rapidement rejointes par des notes de fruits secs, de caramel beurre salé, d’une pointe de vanille.
Je continue mon odyssée avec cette fois du chocolat noir, du
poivre noir et si je me laissais porter à la flânerie, je retrouverais même des
saveurs de Toblerone, le célèbre chocolat suisse en forme de prisme
triangulaire.
Irréprochable, la combustion rivalise avec celle des cigares de prestige. Les quelques déviances se corrigent naturellement, conservant une linéarité constante tout au long du tirage.
Dommage que la cendre soit assez friable, mais elle tient quand même un bon moment avant qu’arrive un divorce à l'amiable entre la cape et la cendre.
L’intensité ressemble à la montée d’un col pour arriver à
moyen-fort.
Avant de la laisser à sa belle mort dans mon cendrier, je
profite encore d’une ou deux aspirations qui me permettent de découvrir une
belle note de raisins secs m’évoquant les grands vins de vendanges tardives.
Les tests de dégustations se sont faits sur 3 modules Toro
de cepo 52 pour 15.24cm.
Cape : Corojo 98 (Equateur).
Sous-cape : Brésil.
Tripe : Nigaragua.
En conclusion : je n’ai jamais à ce jour été déçu par
Luciano Cigar, et ce cigare confirme mon avis.
Merci aux artisans et à l’importateur pour ce travail
d'orfèvre. Avec ce Luciano "M", on tient un grand cru qui brille
par sa régularité sans jamais tomber dans la monotonie, évoluant avec une
dynamique fascinante jusqu'à la dernière bouffée.
A vous de jouer : rendez-vous dans votre civette préférée
pour mettre la main sur ce fameux sésame.
Prix au moment de la rédaction : 18.90€.




