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Les Passions de Ker : Puissance et Noblesse : Ce que nous réserve le Davidoff Year of the Horse 2026.

Davidoff

Year of Horse 2026

Toro Especial



Davidoff


Pour le deuxième opus de son nouveau cycle zodiacal, Davidoff a fait le choix de l’innovation et de l'audace. Le résultat est, je dois l'avouer, une réussite totale : un mélange à la fois surprenant et sublimement équilibré.

Si le calendrier chinois est indissociable du rouge et de l’or, cette nouvelle édition signée Davidoff ne déroge pas à la règle, tout en y apportant une nuance singulière : le vert. Loin d'être un simple choix esthétique, cette couleur s'inscrit dans le profond respect de la maison pour les traditions orientales et s'impose comme un véritable symbole de bon augure. 

Dans l’astrologie chinoise, le vert incarne la croissance, la vitalité et l’harmonie. Pour cette année 2026, placée sous l'influence du Cheval de Feu, son rôle devient même crucial pour trois raisons majeures : 

  • Le cycle de l’énergie : le vert représente l'élément Bois. Selon la tradition, le Bois nourrit le Feu (BoisFeu). Il offre ainsi au Cheval l'élan nécessaire pour accomplir ses ambitions tout en préservant ses forces.
  • L’équilibre du tempérament : 2026 s'annonce comme une année d'énergie intense. Le vert agit ici comme un stabilisateur, transformant l'impétuosité naturelle du Cheval en une force tranquille et maîtrisée.
  • Un gage de prospérité : réputé pour attirer la chance et favoriser le renouveau, le vert est pour l’aficionado le symbole d'une année riche en opportunités et en découvertes gustatives.

Le voyage commence dès le premier regard porté sur le packaging. La boîte, conçue dans un bois robuste aux veines subtilement teintées de reflets rougeâtres, impose d'emblée une présence noble. Une bande rouge et or, ornée du logo de l'édition, vient signer ce coffret dans le plus pur respect des codes du calendrier chinois.

À l'ouverture, l'expérience sensorielle franchit un nouveau palier :



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  • L'évocation équestre : On découvre un cadre intérieur rembourré et surpiqué de vert, dont la finition rappelle le cuir d'un tapis de selle finement travaillé. Pour maintenir les cigares, Davidoff a imaginé une sangle amovible s'inspirant des rênes d'un cheval. Ornée d'un marquage embossé et doré à la feuille, elle conjugue maintien et sophistication discrète.

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  • Le sceau de la fortune : l'intérieur du couvercle révèle le logo de la maison gravé avec précision. L’ensemble est parsemé de fers à cheval, un rappel élégant et symbolique du lien étroit entre cette édition et la chance.

Il est temps de sortir un cigare de son écrin et de vous entrainer à ma suite dans les explications de ma dégustation.

J’ai une cape bien nervurée (mais elles sont très bien aplaties et donc ne poseront aucun problème pour la dégustation). Elle donne aussi une impression légèrement huileuse que j’apprécie particulièrement. Elle possède deux bagues, mais je ne m’attarderai pas sur la classique.



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La bague year of de cette année possède le code couleur traditionnel de la Chine et surtout de son nouvel an zodiacal : rouge et or.

Une tête de cheval orne le centre ; elle est de profil et montre sa belle crinière piontée. Dans l'art et la culture chinoise, la crinière du cheval n'est pas qu'un simple attribut physique ; elle est le vecteur du mouvement et de l'énergie vitale (le Qi). C’est pourquoi elle est peinte en montrant le vent qui passe dedans.



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Je n’avais pas remarqué sur la boite mais si on regarde bien les crins se terminent dans un flot artistique qui forme la lettre représentant le cheval dans l’horoscope asiatique. Pour finir, et exceptionnellement sur l’arrière de la bague, on trouve un encadrement vert (rappel de l’effet porte-bonheur qu’a cette couleur sur les natifs du signe du cheval) martelé de fers à cheval. 

Je contemple un moment mon cigare, puis je m’adonne à mon rituel de coupe et d’allumage.

Une coupe droite d’un morceau de la coiffe, et un tirage à froid qui me donne déjà de bons augures.



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Parlant de coupe, savez-vous que la Maison Davidoff a profité de cette édition limitée pour sortir un tout nouveau coupe-cigare double lame spécialement conçu pour des cigares au cepo de maximum 60 ?

Je laisse de côté la recherche d’odeur ou de saveurs à froid pour ne pas influencer mon appréciation. J’ai pourtant bien l’impressions que je vais avoir plus les sensations de chevaucher un pur-sang arabe ou un étalon appaloosa qu’un cheval de trait, avec tout le respect de ce noble destrier. Je suis quand même dans l’année du cheval de feu.

Heureusement que j’ai protégé mon briquet Davidoff Winston Churchill, car il a tendance à être récalcitrant quand il fait froid ; et là nous sommes à la 10ème heure sans électricité sur les 17 au total. Merci qui ? Merci Goretti ! Donc, c’est bien emmitouflé (j’aime être bien dans mes mocassins pour profiter de ce moment hors du temps) que j’allume le pied de mon cigare. Cela se fait tout en douceur, sans forcer ; il ne faut pas cabrer le cheval, ni bruler son tapis de selle (la cape).

Tranquillement pas vite, le pied devient rouge vif et s’embrase de mille feux qui ouvrent la stalle et libèrent le flot de fumée.

Je suis toujours dans une phase de galop de chasse (galop très lent, utilisé pour l’échauffement du cheval.) avec la rondeur crémeuse et ce souvenir de Crakou breton caramel et noisette. Mais ce qui me couche carrément sur l’encolure de ma monture, c’est l’équilibre de ce début de dégustation.



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Je suis superbement surpris par la qualité de travail pour arriver à ce résultat profond et complexe, tout en restant dans une certaine douceur. Je lâche un peu les brides et ma dégustation s’octroie un canter (galop d’échauffement par lequel le cheval se rend au départ). Un côté café au lait est flagrant avant que son caractère ne s’intensifie avec un cacao légèrement amer, des notes boisées subtiles et une pointe de raisin acide qui apporte de l'intrigue ; le tout dans un cocon de cannelle et girofle.



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Une fois de plus, on est dans un équilibre juste et parfait. Je remarque ce même équilibre dans le second test. Ce qui confirme, s’il en est encore besoin, le savoir-faire des Maitres Assembleurs et des rouleurs de la Maison Davidoff.

Je suis maintenant rendu au niveau du pied de la bague Davidoff. C’est à ce moment que la dégustation du jour est FIT (ce dit d’un cheval en très grande forme). Mon cigare allonge sa foulée avec du bois noble, des noix, du poivre noir et un paquet de terre glaise. Tous ces ingrédients lui confèrent une tenue (aptitude d'un cheval à parcourir des courses se déroulant sur de longues distances) pour un umami prestigieux d’épices charnues et de cuir de selle.

Il ne faudra pas de photo finish pour déterminer que c’est un pari audacieux réussi qui a été réalisé par les Maitres : faire un cigare dans un nouveau format jamais réalisé par eux, se servir uniquement de tabacs issus de 6 graines hybrides qui font partie de la banque de plus de 80 variétés développées par Davidoff et gardées secrètement.

Les tests se sont faits sur 2 exemplaires de Toro Especial de 16.5cm pour un cepo de 55.

Cape : Equateur, 3 ans.

Sous-cape : Equateur, 4 ans.

Tripe : Rep. Dom. (4 feuilles, 1 de 6 ans et 3 de 10 ans).

Soit un total de 43 ans d’âge par cigare.

En conclusion : oui, je sais, il est à un certain prix pour ne pas dire un prix certain. Mais moi qui fume vite en général, avec ce cigare, j’ai eu ± 2 heures de plaisir. Et puis waow, quel équilibre, quelle longueur de bouche ! On en a pour son argent. En tout cas, je vous invite à faire votre propre dégustation et à me rapporter vos impressions.

Prix en Belgique & en France au moment de la rédaction : 65€.