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L’Etat belge veut me priver de mon plaisir

L’Etat belge veut me priver de mon plaisir, 

oui le cigare est un plaisir et pas une drogue qui rend accro.

 

 

Mais pourquoi avoir fait du tabac le cheval de bataille de la santé publique ?

A cause de la nicotine ? Oui certainement, mais alors pourquoi laisser en vente libre les tomates, les choux-fleurs ou les aubergines, qui en contiennent aussi.

Le tabac tue ! Oui, juste un peu plus que l’alcool, et moins que les drogues illégales. Selon Forbes, l’homme le plus riche de Belgique le doit en grande partie au sucre raffiné et tant mieux pour lui ; mais le sucre on en parle ? Il y a 500.000 morts par an en Europe à cause du sucre raffiné d’après une étude JAMA (revue spécialisée internationale du milieu médical) et cela c’est normal. On rattache de suite le sucre au diabète mais il y a aussi les autres maladies qu’ils provoquent : foie gras, maladie cardio…

Cela coute à la sécurité sociale. Encore oui, mais cela rapporte des millions d’euros en taxes ; enfin cela devrait rapporter si c’était bien géré.

En fait, dans la multitude de réponses diverses que j’ai reçu de la part d’anti-tabacs, pas une seule ne tient vraiment la route. Comme me disait Madame David-Constant : les fumeurs, nous sommes devenus les pestiférés de la société.

Ce qui me révolte dans cette histoire, c’est qu’on me compare à un simple consommateur de tabac. Mais, le cigare est beaucoup plus que cela ! C’est un moment de détente, de joie et de partage ; c’est aussi un moment hors du temps, d’introspection, comme cela se passe avec un bon whisky, cognac ou rhum…

Et cet état de bonheur se prépare bien avant ; il commence au moment où je rentre dans la civette - magasin spécialisé dans la vente de cigares d’exception. Car le cigare fait partie d’un univers de raffinement, de prestige et d’élégance. En se basant sur leur savoir-faire et sur leurs connaissances ancestrales, les Maitres Assembleurs vont nous concocter de véritables bijoux aromatiques. Puis ce sont les Torcedores (rouleurs de cigares) qui vont mettre leur expertise pour réaliser des cigares entièrement à la main.

Et tout cela est en péril sur notre territoire, car le cabinet de la santé, en se basant sur les directives européennes, a mis les cigares dans le même sac que les autres articles à base de tabacs, je devrai même dire à base de déchets de tabacs.

Donc, qu’est-ce qui nous attend pour cette nouvelle année calendrier ? Vous le saurez en lisant la suite…     

 

Alors qu’aux Etats-Unis les fabricants de cigares, avec Rocky Patel en tête (ancien avocat), se sont battus pour que les normes anti-tabacs ne soient pas appliquées au monde du cigare (COMMUNIQUÉ DE PRESSE, ASSOCIATION AMÉRICAINE DU CIGARE. Victoire pour l'industrie du cigare : La Cour d'appel fédérale vient de rendre une décision favorable à l'industrie du cigare, annulant la réglementation de la FDA sur les cigares de qualité. Cette décision, rendue le 24 janvier 2025, marque une victoire importante pour les fabricants, les détaillants et les consommateurs de cigares.), en Europe nous serons logés à la même enseigne que la cigarette.

En plus des directives européennes, l’état belge a ajouté ses propres règles qui sont draconiennes (et le mot est faible).

Je peux déjà vous dire que cela va avoir d’énormes répercussions, aussi bien sur notre plaisir que sur notre portefeuille.

Ainsi en 2025, qui sera une année de transition, plusieurs nouvelles règles vont rentrer en vigueur, et elles devront être toutes appliquées pour la fin de l’année.

Les premières choses ne concernent pas vraiment le consommateur, mais le prix démesuré de la mise en service se répercutera obligatoirement sur le prix de vente.

Alors voici ce que l’année 2025 nous réserve aux niveaux européen et belge :

- Un système de TTT (Track & Trace for Tobacco) doit être mis en place entre le distributeur et le détaillant :
Ce système est contraignant, demande un investissement important pour la machine, et un abonnement qui ne sera pas gratuit.

- Une augmentation de la taxe de mise en vente via la plateforme EU-CEG : Annuellement le distributeur doit régler une taxe avant la mise en vente. Celle-ci ne porte pas sur la marque mais sur les modules ; donc si un distributeur veut mettre sur le marché un Toro et un Robusto d’une marque de cigare, et un Lancero d’une autre marque, c’est 3 fois la taxe. De même s’il veut mettre un Toro, un Robusto et un Lancero de la même marque.

Ainsi non seulement cette taxe est vue à la hausse, mais en plus elle est modifiée : Après le payement, le distributeur doit envoyer un dossier complet et complexe (différentes photos de la boite avec les nouveaux types de warning * des renseignements divers). Et le fonctionnaire qui va traiter le dossier aura 6 mois pour agréer la vente ou la refuser. En cas de refus, le payement de la taxe est considéré comme perdu. Elle n’est pas belle la vie ?!

* Concernant les fameux warnings :
Le distributeur a reçu un certain nombre de photos, comme pour les cigarettiers (par exemple un poumon encrassé), et bien entendu dans les 3 langues le texte qui accompagne la photo, ainsi que d’autres joyeusetés. Le jeu complet de photos s’élève à 14, renouvelable annuellement pendant 3 ans, soit un total de 42 photos pour quelques boites vendues sur notre marché.
Notez qu’à ce jour, il n’y a aucune preuve que les photos montrées proviennent de malades fumeurs de cigares ; pire, dois-je vous rappeler les rumeurs concernant ces photos sur les paquets de cigarettes et dans de nombreux pays : photos prises sans autorisations, personne vivante mais décrite comme morte sur la photo, personne amputée suite à une rafale de mitraillette dans son pays d’origine ce qui n’a rien avoir avec le tabac... Ou encore cette enquête qui démontre que les photos susnommées pourraient entrainer un effet inverse avec un marché noir de collectionneurs d’images, ou des photos qui attirent la sympathie comme les mains croisées de cette dame âgée…

En partant du coin supérieur de la boite, et sans oublier les côtés, il faut couvrir 65% de sa surface ; soit 4-5 autocollants en fonction de la taille de la boite. Imaginez en 2024, le distributeur rentre 25 boites d’une marque et 20 d’une autre marque et d’un autre format ; il a fait son stock d’autocollants chez son imprimeur pour le trimestre, il colle ceux-ci et il les envoie. Maintenant en 2025, il a 45 boites mais de formats différents. Il doit donc dire à son imprimeur : j’ai 25 boites de telles dimensions avec autant de cm² pour les côtés, et j’ai 20 boites comme ceci. Tu me fais pour les 25 premières : deux boites de l’autocollant 1A (poumon encrassé), 2 de l’autocollant 1B (enfant près d’un adulte qui fume), et ainsi de suite avec les textes toujours adaptés. Ok ? Et pour les autres tu fais pareil. L’imprimeur va répondre que c’est la première fois qu’on fait ce type de boite, qu’il doit commander les emporte-pièces pour le pré découpage des autocollants, et cela fera donc des frais supplémentaires.

Vous me suivez : les frais commencent sérieusement à se chiffrer et ce n’est pas fini ! En plus de tout cela, il faut faire un rapport annuel de ce qui aura été vendu pièce par pièce.

Tout cela occasionne une marche de travail énorme, l’acquisition de matériel, de logiciel, voire de personnel…

Pour couronner le tout, d’après mes informations, les courriers envoyés aux fabricants de cigares par les fonctionnaires sont plus qu’irrespectueux, limite insultants.    


Et pour nous alors ?

A partir d’avril, nous ne pourrons plus rentrer dans les walking humidors. Le revendeur devra avoir occulté son humidor mais aussi ses armoires. Nous ne pourrons donc plus voir les cigares. Nous devrons consulter un listing ou une tablette, passer notre commande, et le vendeur ira nous les chercher. Ce qui va à l’encontre de la loi sur les droits des consommateurs puisque le site de SPF Economie dit ceci : Quels sont vos droits ?

Moi, consommateur, quand j'achète, c'est essentiellement parce que le produit me plaît. Ceci implique que le produit soit conforme au contrat, mais aussi : que mon produit corresponde à la description donnée par le vendeur et qu'il possède les qualités du bien que le vendeur m'a présenté sous forme d'échantillon ou de modèle.
Un listing ou une tablette n’est ni un modèle, ni un échantillon.

En conclusion, et cela n’engage que moi :


Je pense que nous allons perdre des importateurs qui n’auront peut-être pas les reins assez solides. Nous allons avoir un nombre considérablement moins nombreux de nouveautés, mais nous risquons aussi de perdre des gammes pour lesquelles il sera impossible de suivre les normes (concernant les warnings sur des boites rondes par exemple) et/ou parce qu’il y aura trop de frais pour peu de ventes. Enfin, vu le manque de respect à leur égard, et face au faible poids du marché belge au regard de leur chiffre d’affaire global, des producteurs risquent fort de ne plus vouloir travailler avec nous.

Une fois de plus le gouvernement belge se tire une balle dans le pied, et ne calcule pas son manque à gagner, car la Belgique est tellement petite qu’il sera facile de se rendre dans les pays limitrophes où les règles sont moins exagérées.

Là-dessus mes chers lecteurs, je suis en général optimiste, et je crois toujours au retour de la lumière, mais là, le ciel est bien sombre, et par Toutatis, il est prêt à nous tomber dessus !

Il nous faut réagir… cet article n’est que le début du combat. Je vous demande de le partager en masse.

Je terminerai par ceci concernant une boisson qui donne des ailes. En 2007, elle a menacé l’état français d’un procès en s’appuyant sur une nouvelle directive européenne : désormais, ce sont les pouvoirs publics des pays de l’Union qui doivent démontrer la toxicité d’un produit. La charge de la preuve incombe aux pouvoirs publics, et plus à l’industriel. Où sont les preuves concrètes que mon cigare par jour est toxique pour ma santé ?