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Meerapfel Cigar Uber Luxury Meir

Meerapfel Cigar

Uber Luxury

Meir



Meerapfel


Meerapfel, un nom bien connu dans le vaste monde du cigare, quand on entend celui-ci on pense au Cameroun, à l’étroite collaboration et amitié avec la Famille Fuente mais savez-vous que début des années 1900, la société Meir Meerapfel & Söhne est devenue le plus important négociant de tabacs de cape de Java et de Sumatra, que Heller Meerapfel, le guide du clan, devient un proche confident du jeune Che Guevara en 1935 et bientôt le plus grand exportateur de tabac cubain de l'histoire et que cette proximité avec le Che permet de sauver les manuscrits d'Ernest Hemingway (1899-1961), qui a vécu à Cuba pendant des années et de les remettre à l’université de Princeton, qu’Heller, encore lui, a jeté les bases de la distribution de cigares de qualité supérieure dans l'hémisphère oriental

Mais le Clan s’est aussi la persévérance, le courage, la volonté. Comme d’autres, il n’a pas été épargné que cela soit par la roue de la vie qui entraine Richard de l’autre côté du miroir bien trop tôt, par leur origine, par les révolutions… et pourtant en 2023, ils sont toujours là et cela depuis 1610 où ils débutent l’aventure du tabac, En 1876, Meir II construit la première fabrique de cigares MEERAPFEL à Untergrombach et que la société MMS telle que nous la connaissons aujourd'hui éclot.

Quand j’écris ces quelques mots, le slogan de Jeremiah résonne dans ma tête comme le battement du tambour sacré : Sans Concessions.

Suite au succès mondial de la gamme Richard, vous comprendrez mes chers lecteurs et lectrices qu’il ne pouvait pas ne pas faire une gamme au nom de son illustre ancêtre, celui par qui tout a commencé.

On ne change pas une équipe qui gagne donc pas d’autres renseignements sur les tabacs, que : ils sont dotés d’une cape camerounaise, que leur composition n’est faite que de tabacs âgés et qu’ils sont roulés en Rép. dom. si vous n’avez pas eu l’occasion de lire mon article sur le Richard, je vous retransmets mes impressions sur la fabrique de roulage : NDA : il faut déjà de très bons rouleurs pour faire ce genre de cigare de prestige, peu de fabriques terminent leurs cigares par des têtes recherchées ou élaborées ; les Richard ont une queue de pie, les familles Meerapfel et Fuente sont bien plus que des collaborateurs, ou même des amis… il ne m’en faut pas plus pour que je suppose (mais cela ne m’a jamais été confirmé ou infirmé) qu’ils sont roulés chez Fuente.



Meerapfel


J’ai une cape brune avec un aspect particulier typique aux feuilles de cette région, elle n’est pas huileuse tout en donnant une sensation de velours au toucher, elle est parcourue par de belles nervures qui lui donne un aspect vivant. Une bague de grande taille attire l’attention car elle est toute de couleur or. C’est Van Tintelen Printing Art, un imprimeur néerlandais bien connu en Europe pour la réalisation de bagues, qui s’est chargé de son impression mais elle a été conçue sur les instructions de Jeremiah par une dentelière belge.

Laisser-moi vous emmener la découvrir en détails. Commençons par la clé de voute.



Meerapfel


Meerapfel


Elle se compose de deux colonnes qui, bien qu’elles ne soient pas en airain, me font penser au temple de Salomon. Chacune est gravée en filagramme du nombre 1876 qui est la date où le premier cigare MEERAPFEL est roulé sous ce nom. Un peu comme s’il y avait une alliance entre les colonnes et cette date pour en faire les piliers du clan Meerapfel. Au centre, la porte, un carré magique ou un extrait de la Table d’Emeraude, 9 lingots d’or pure qui symbolisent les 9 lettres du nom Meerapfel. Et pour tenir le tout dans une harmonie parfaite, une dentelle symbole de la sophistication (dans le sens prouesse technique) qui me fait directement penser à des rayons lumineux. Meir, c’est la genèse de la grande aventure Meerapfel et un cigare qui porte son nom avec une bague de lumière ne peut que célébrer ce jour nouveau où la pierre d’angle de la société a été posée. Mais ces rayons peuvent aussi être que : malgré la vie, malgré les épreuves, malgré les noirceurs qui ont touché la famille, elle s’est toujours relevée et a avancé. La roue tourne toujours et la lumière revient inlassablement.

Enfin cela peut simplement être les liens fins et sacrés qui unissent la famille et qui ont été tissés aux fils des ans ou encore la matérialisation de l’œil bienveillant des ancêtres qui protègent le Clan Meerapfel.

Comme pour son frère le Double Robusto Richard, tout a été prévu pour qu’on puisse ôter la bague sans risques pour la cape et que les collectionneurs jouissent d’une œuvre d’art en parfait état (pour votre information, la conception de la bague a demandé deux ans de recherches et de travail). Il suffit de soulever légèrement la petite patte ornée d’un des deux signes du clan, le lion qui n’ont seulement est un animal important dans ses convictions mais il est aussi l’archétype des valeurs et de l’engagement ce qui fait de ce symbole solaire quelque chose qui parle au cœur de Jeremiah.

Vous constatez que cette fois j’ai joué assez bien sur la déduction et/ou sur ma passion de la symbolique ; bien évidement ceci ne regarde que moi et ne peux en aucun cas être pris comme une formelle vérité.

Mais assez de descriptions, il est temps de passer au clou du spectacle, la dégustation.



Meerapfel


J’ai eu la chance de déguster le Robusto et le Churchill, s’il y a comme toujours dans ce cas des différences plus subtiles que le temps de dégustation, elles ne sont pas assez marquantes que pour faire deux articles séparés.

Je commence donc ma sacro-sainte cérémonie de la coupe et l’allumage, je prends donc mes ustensiles chirurgicaux et je pratique une coupe droite d’un mouvement souple et net. A cru, je me plonge directement dans une dégustation de chocolat noir pour messieurs à la fleur de sel et aux amandes, celui que je ne trouve que lors de mes courses à Aachen.

J’ai une sensation intense de chocolat 60%, d’amandes grillées avec une touche de salinité marine.

Une fois le pied embrasé, la fumée abondante me livre une partie de ses secrets : comme le caramel, la terre glaise, le cèdre, une bonne dose de quatre épices.

Je suis simplement hors de l’espace-temps avec cette dégustation, le ciel pourrait me tomber sur la tête que je n’en aurais vraiment rien à foutre.

Je continue ma découverte gustative Tranquillement pas vite, comme diraient mes amis amérindiens du Québec.

Je trouvais que le Richard avait de la rondeur mais on sentait qu’il en avait sous le coffre, ici cette rondeur est plus douce, plus onctueuse. Si je devais faire une comparaison je dirai que le Richard est comme une Maserati MC20 alors que le Meir est une Mercedes Maybach S 680 Haute Voiture ou pour les plus anglophones d’entre nous une Bentley Bentayga.

Je suis toujours dans cette forêt de cèdre et de chêne lorsque ce côté boisé vire vers une senteur plus grillé, un peu comme lors d’un feu de camp et que le bois libère ses saveurs dans les flammes.

Je suis presque rendu quand une pointe d’anis et de pacane viennent admirablement finaliser cette palette de saveurs.

Comme je suis gourmand, je voudrais que cela ne finisse jamais mais un moment il faut se rendre à l’évidence, il y a risque d’incendie dans la moustache.

Vous vous doutez qu’avec la place du tabac dans ma spiritualité, le tout petit mégot qui me reste ne pouvait pas finir dans un cendrier.

Avant de vous donner mes conclusions, je me dois de vous parler de la distribution de ces cigares, il n’y a qu’une petite production annuelle 613 boites par vitoles.

Celles-ci sont roulées en 4 formats : Double Robusto, Robusto, & Piramide. Et commercialisés de deux façons distinctes, le Double Robusto, comme pour le Richard est vendu en pack de 10 cigares présenté sur un magnifique plateau qui peut servir de cendrier, et les autres modules sont livrés en boites de 25 en paulownia, un arbre qui pousse très vite et qui offre une bonne résistance combinée à la légèreté.

Les tests de dégustation se sont fait sur le Robusto et sur le Churchill faisant respectivement 12.38 cm pour un cepo de 50 & 17.78 cm pour un cepo de 47

(Pour info le Double Robusto fait 14.6 cm pour un cepo de 47 et le Piramide 15.55 cm pour un cepo de 52)

En conclusion : cette nouvelle gamme de la genèse de la Famille Meerapfel est totalement différente de son prédécesseur, même si on retrouve des similitudes comme certaines saveurs apportées par la cape camerounaise, l’absence totale d’agressivité due aux tabacs âgés et la rondeur ainsi que l’onctuosité, ce cigare Meir va m’a apporté un moment de plénitude inégalé depuis que je suis amateur de dégustation variée et complexe. Un cigare qui m’a rapidement transporté dans un monde parallèle, comme d’autres dégustation, mais qui m’a ramené en douceur dans le monde de la nécessité.

Je vous souhaite d’avoir la chance de passé dans une des civettes sélectionnées avec soins pour y acquérir ce cadeau des Dieux.

Si le trio Meerapfel porte la société, je pense que Jeremiah a réalisé un projet abouti et vachement réussi avec sa détermination dans cette gamme à l’honneur de ses ancêtres.

Le cigare MEERAPFEL viens d’être nommé meilleur cigare du monde par la prestigieuse revue Halfwheel

Prix au moment de la rédaction de cet article :

Double Robusto 94 euros

Robusto 46,00 EUR

Churchill 54,00 EUR

Et Piramide 62,00 EUR

Je me réjouis de connaitre la suite de l’arbre généalogique par des dégustations futures.