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Davidoff Small Batch N°5

Davidoff

Small Batch N°5



Davidoff


La grande opération d’écoulement des stocks continue sans relâche. En effet, pour la Xème fois depuis 2022, la Maison Davidoff ouvre son coffre-fort pour nous sortir une pépite inestimable.

J’ai déjà expliqué pourquoi il est nécessaire de faire un travail de vidange périodique, mais une petite piqure de rappel ne fait jamais de mal.

Il y a la production classique des cigares qui a déjà un coût non négligeable, et il y a tout ce qui est vintage, reserva… qui augmente encore le coût avec des frais d’entreposage dans les meilleures conditions. Mais à côté de cet aspect financier, il faut tenir compte d’un paramètre ô combien important. Le tabac est une plante vivante, et comme tout organisme une fois qu’il a atteint son maximum, il commence à perdre de sa valeur. Dans le cas des feuilles cela se matérialise par une perte de saveur considérable. Comme je dis toujours : on peut étirer un élastique et l’étirer encore, mais il ne faut jamais atteindre le point de rupture sinon on le brise à tout jamais.

Dans le coffre-fort, il n’y a que des cigares avec un grand temps de vieillissement, il faut donc des ouvertures régulières pour nous faire profiter de cigares au maximum de leur développement.

Ce soir, je m’attaque au N°5 de la gamme Small Batch, un Belicoso puro du Nicaragua qui a été roulé en 2012.



Davidoff


Comme à l’accoutumée, l’emballage fait de papier kraft porte une étiquette aux couleurs de Davidoff. On peut y lire des informations diverses comme le N°du Batch (#5), le numéro du paquet sur 662, le nom et les dimensions du module, la composition du tabac (c’est ainsi qu’on apprend que la tripe est faite de 4 feuilles) et enfin il porte la signature du rouleur.

Ainsi que vous venez de le lire, cette édition sera faite de 6.620 cigares pour le monde, ce qui est dans la politique de la série puisque lors du lancement Lana Fraser, directrice et responsable du marketing pour Davidoff of Geneva Americas a déclaré : Ces mélanges sont très limités, mais les quantités sont variées. Elles peuvent aller de 1.140 à 16.000 cigares.

Je me lance dans la dégustation de ce petit bijou visuel qui est le deuxième Belicoso de la série, après le N°12.

J’ai une cape soyeuse et légèrement huilée, signe que le vieillissement (quand même 11 ans) a été fait dans des conditions optimales.

Je pense pratiquer une coupe du Rabbin sur ce format particulier pour le tirage. Mais avant je jette un dernier regard sur la cape et j’y découvre de belles nervures. J’aime beaucoup ; cela me rappelle que le tabac est une plante vivante, et concernant la combustion ce n’est nullement un problème car les bons producteurs comme Davidoff, et bien d’autres, prennent soins de bien les écraser au moment de la préparation des feuilles qui vont rentrer dans la composition du cigare.

Je craque une allumette, et embrase le pied ; la fumée est déjà abondante dès les premières bouffées.

J’ai un mélange de cèdre, de poivre blanc et de clou de girofle.

Comme je le pensais, la combustion part en sucette : j’ai fait une coupe trop petite mais ce n’est pas grave, il vaut mieux deux petites coupes qu’une trop grande. Je corrige donc cela et comme par magie la combustion se régularise et devient juste et parfaite.



Davidoff


Mon cigare laisse apparaitre des signes de poivre rouge et de chocolat noir accompagné de cannelle.

La fumée reste abondante, le tirage parfait et la combustion très bonne. Au moment où le chocolat noir passe au-devant de la scène, je quitte le monde de la nécessité et j’entends mon Ami Possum s’écrier : Ah quelle belle fête ! Sa phrase fétiche, avant qu’il ne passe de l’autre côté du miroir, lorsqu’il vivait un moment gustatif hors du commun. Et je souris bêtement en l’approuvant.

Mais retour sur terre, car ma dégustation arrive à sa belle mort, je dépose donc le mégot sur la Pachamama et remercie la chaine complète qui a œuvré parfois dans l’ombre pour satisfaire mon plaisir, ma passion et mon palais.

La dégustation pour la réalisation de cet article s’est faite sur 3 cigares de format Belicoso de 13.3 cm pour un cepo de 52.

Cape : Nicaragua.

Sous-cape : Nicaragua.

Tripe : Nicaragua (4 feuilles).

En conclusion : un cigare qui m’a procuré énormément de satisfaction avec une palette de saveurs réduite à quelques épices, du poivre varié et du chocolat noir (tout ce que j’aime). Il a bien évidemment un cout vu non seulement sa réalisation mais aussi sa conservation toutes ces années dans des conditions maximales.

Je ne peux donc que vous encourager à galoper chez votre dealer favori : comme je l’ai dit Il n’y en aura pas pour tout le monde.

Prix au moment de la rédaction de ce message : 31€