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Davidoff Signature N°1

Davidoff

Signature N°1



Davidoff


Pour cette découverte, j’ai fait appel au Doc et sa DeLorean DMC-12, et nous sommes partis pour un voyage dans le temps…

Nous avons atterri au Cap Kennedy, plus précisément à la base de lancement de Cap Canaveral. Dans nos écouteurs sophistiqués, bien trop pour l’époque nous devons nous faire discret, nous entendons ce drôle de message : Commandant Neil Armstrong, Buzz Aldrin, pilote du module lunaire et Michael Collins, pilote du module de commande, ici la Nasa ; prêts pour le décollage ?

Ici le commandant, l’équipage d’Apollo 11, nous sommes parés pour un petit pas pour l’homme, un grand jour pour l’humanité.

Vous aurez compris, notre voiture très particulière nous a ramené en 1969 ; mais pourquoi cette année-là ?

Doc me suggère de remonter à bord avant d’être grillé par les réacteurs de la fusée, car le compte à rebours a commencé : five, four…

Il y a un papier sous l’essuie-glace : ils avaient une façon singulière de mettre des P.V. pour stationnement dans une zone sécurisée dans ces années-là. Mais ce n’est pas cela, c’est un mot qui dit : Pour avoir les réponses, rendez-vous à Genève et trouvez la bague de la bande blanche.

Pendant que Doc tourne les manettes pour communiquer les renseignements de notre destination future, L'homme à l'harmonica d’Ennio Morricone résonne dans mes oreilles pour me concentrer sur cette fameuse bande blanche.

La DeLorean nous dépose cette fois rue de Rive 2, où un certain Grand Monsieur tient une boutique de cigares…

Nom de Zeus ! La bague : ce n’est pas une bijouterie que nous cherchons mais une civette. Et pourquoi donc bande blanche ? Attendez un peu : ce Monsieur au drôle d’accent, et originaire d’un pays qui subit une invasion, c’est Zino Davidoff. Doc, nous devons retourner à notre époque, mais rester en Suisse. Direction Bâle au siège de Oettinger Davidoff.

Bonjour, nous revenons de 1969 où nous avons rencontré différentes choses qui nous ramènent toujours vers une fameuse bande blanche.

Oui, alors qu'Apollo 11 s'envolait pour la lune, nous avons lancé notre Classic N°1 ; aujourd'hui, il renaît pour vous sous la forme de la collection Davidoff Signature No. 1 Limited Edition. C’est le premier lancement d'une série de 4 éditions limitées exclusives de la collection Davidoff White Band et elle constitue donc l'objet de collection ou le cadeau idéal pour tout aficionado.

L'histoire de la marque Davidoff est riche en innovations exceptionnelles en matière de cigares et en réalisations emblématiques. Parmi ces innovations passées, ce Panetela Larga avec une queue de cochon était révolutionnaire et a fait sensation dans le monde du cigare grâce à son excellence dans la fabrication et son caractère unique. Pour de nombreux aficionados, les cigares de cette période sont des créations légendaires dont ils se souviennent. Le Signature No.1 est un format et un mélange qui ont été amoureusement retravaillés par les rouleurs un demi-siècle plus tard.

Je pense que c’est le bon moment pour laisser partir Neil vers la lune, et Doc vers d’autres aventures dans le temps, pour nous consacrer à la dégustation de ce cigare remasterisé.



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Comme vous l’avez vu plus haut, j’ai un cigare Panatela Larga. Ce n’est pas un hasard s’ils ont décidé de remettre ce module sur le marché en 2023 ; car ce format Panatela a de nouveau son heure de gloire : il est apprécié des aficionados et plusieurs marques en font leur cheval de bataille.

La tête de ma vitole est en forme de queue de cochon, ce qui demande un rouleur expérimenté. Sa cape est d’un beau brun et elle est ornée des fameuses bandes blanches qui ont fait la renommée de la marque.

Après avoir officié ma cérémonie de coupe, je constate que l’air passe suffisamment pour une agréable dégustation. J’ai également la nette impression que ma dégustation va m’immerger dans le vaste monde des céréales.

Je suis surpris de la facilité avec laquelle le pied s’embrase au contact de l’allumette.

Allez ! On est parti pour un moment de bonheur ; en tout cas cela s’annonce bien cette affaire-là !

Dès les premières bouffées, je me sens tiraillé : est-ce que je décolle vers Saint Yves (Cornouailles) et son Porridge d’orge ou vers Essaouira (Maroc) et sa soupe Tchicha ? Ou comme les Enfants Perdu de Peter, vais-je partir dans un monde imaginaire (pour moi) et visiter l’Ecosse et ses champs d’orge qui servent aux distilleries de whisky ? Le temps de me décider, je suis projeté dans l’ancienne cuisine de mes parents : devant moi un bol de café au lait et un paquet de Pelletier, pain grillé au blé complet.

Le noble chêne est de la partie ainsi qu’une note de poivre blanc.

Alors que je continue mes investigations, je plonge dans une source de crème onctueuse accompagnée de sucre de canne.

Pendant que celui-ci s’estompe, une montée en puissance se fait fortement ressentir avec une mutation sans génétique du poivre blanc en poivre rouge. Le chêne se retire également de cet agglomérat des saveurs pour faire place à son serviteur monsieur cèdre.



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Ma dégustation se termine tranquillement pas vite. La Maison Davidoff conseille de partager ce cigare avec un café au lait aromatisé ; perso j’irais plus vite vers un lait russe que vers un latté saveur pain d’épices. Donc je vous conseille de regarder les aromates de votre café avant de le déguster. J’irais pour ma part plus vers un café et un verre d’Amaretto Disaronno, et mon ami Roch verrait plus un café avec un verre de poire-cognac.



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Les dégustations se sont portées sur deux Panetela Larga de 19.5 cm pour un cepo 39.

Cape : Connecticut (Equateur)

Sous-cape : Hybrid 151 Seco (Equateur)

Tripe : Piloto Seco, Hybrid 192 Seco, San Vicente Seco (Rép.dom.)

En conclusion : j’ai toujours trouvé que les Davidoff Signature étaient des cigares très bien construits mais qui manquaient de coffre et d’un petit quelque chose pour me combler ; c’est chose faite avec cette édition malheureusement limitée. Par sa longueur et le petit coup de rein dans la dernière ligne droite, il est parfaitement dans mes goûts et rassasiant à souhait : pas du tout envie de fumer un autre cigare dans la foulée. Je vous invite donc à vous rendre chez votre spécialiste de la marque pour vous faire votre propre appréciation. Ne trainez pas trop, car il n’y a que 150.000 cigares produits pour la consommation mondiale.

Prix au moment de la rédaction : 21 €