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Black Label Memento Mori Lonsdale

Black Label

Memento Mori

Lonsdale



Black Label


James Brown, nous a habitué à des cigares corsés et en rapport proche avec sa vie, je pense que ce Memento Mori sera dans les mêmes catégories.

Qui ne connait pas la phrase Ave Imperator, morituri te salutant ? Mais ici c’est d’une autre mort que nous parle James ; on est loin des gladiateurs et des arènes de Rome, il nous parle de notre mort qui se rapproche chaque jour.

En fait, il explique qu’il a perdu ses parents très jeune, que cette douleur lui a fait comprendre que la vie pouvait être courte et qu’il fallait non seulement la vivre pleinement, mais aussi se battre pour ses rêves et atteindre ses objectifs. Chaque jour qu’on se réveille est un cadeau mais qu’en sera-t-il demain ?

Voilà la signification du choix du nom de cette gamme Memento Mori qui se traduit par Souviens-toi que tu vas mourir.

Comme à l’accoutumée, James opte pour seulement 3 modules (deux commercialisés en Belgique : Robusto et Lonsdale). Il explique encore qu’au début c’était un cigare d’usine, mais qu’il l’a tellement aimé qu’il a voulu le partager avec les amateurs que nous sommes.

Attention pour la suite, ce cigare est strictement interdit aux fumeurs de foin, aux débutants et aux personnes qui n’ont rien sur l’estomac, comme dirait mon ami Yves Bran : cela démarre fort et il monte encore en puissance.



Black Label


J’ai une cape vraiment noire avec une bague, que je qualifierais de traditionnelle pour ceux qui connaissent les cigares Black Label. Elle est de couleur noir et blanc avec sa célèbre tête de mort et le nom de la gamme. 



Memento Mori


Ce qui interpelle le fumeur que je suis, et d’ailleurs beaucoup de mes amis, c’est la montre sur le côté. On dirait une montre à gousset avec un chronomètre. Les aiguilles sont arrêtées sur 7 heures 29.

Mais pourquoi cette heure ? Elle doit être significative puisque même le brevet de la marque le stipule : une horloge à cadran entre les deux (NDA le crâne et les os), dont les aiguilles indiquent approximativement l'heure 7:29.

C’est Angela Brown qui va m’apporter la réponse : Ce cigare a une grande signification personnelle, mais pas l'heure précise indiquée. Voilà j’espère ne pas vous avoir trop déçu.

En faisant une analyse personnelle, en fait si on regarde de plus près, cette horloge ou montre n’a pas de remontoir comme c’était le cas dans le temps. Elle me fait plus penser à un sablier du temps ; le temps qui file sans arrêt vers le moment prévu pour notre Grand Voyage. Je pense que l’heure a été figée par le dessin mais qu’en réalité les aiguilles tournent non-stop et que le chrono va en sens contraire et décompte seconde par seconde notre temps.

Il est temps pour moi de me lancer vers la petite mort alchimique qui devrait être procurée par cette dégustation.

Je fais donc une coupe droite, j’embrase le pied qui s’allume comme une torche dans la nuit.

La fumée arrive. J’en profite pour vous dire que je n’ai pas fait volontairement de tirage à cru car je sais ± ce qui m’attend et je veux garder la surprise de la découverte. Celle-ci m’apporte un mélange surprenant : je retrouve du poivre noir dès le début de ma dégustation, mais aussi du cacao et une belle sensation de pruneaux.

Cette vitole est un concept audacieux, surtout qu’à la rétro-olfaction le poivre devient plus adouci, du poivre blanc et on retrouve également de la cannelle.



Balck Label


Pour l’instant, tout se passe de manière juste et parfaite, un sublime équilibre, un tirage et une combustion parfaite. Je suis dans une intensité moyen-fort.

Ma dégustation se poursuit tout en douceur car ce n’est vraiment pas le genre de cigare qu’on dévore : il faut prendre son temps, ne pas oublier que si la vie défile, il faut aussi profiter de ses bons moments.

Je quitte le cacao pour rentrer dans une vaste étendue de chocolat noir minimum 75%, de la terre grasse, du caramel, de la cannelle et toujours le poivre fort persistant (poivre rouge).

L’intensité quitte la zone moyen pour rentrer dans celle de fort et entraine avec elle la palette de saveurs qui n’est certes pas très variée, mais cela est nettement compensé par son équilibre et sa richesse.

Je suis déjà hors du temps depuis un moment, pas dans mes souvenirs mais plus dans un état modifié de conscience. Le temps file toujours mais cela n’a plus aucun impact sur mes sensations, je suis zen, calme et relax.

Cela est assez paradoxal avec un cigare aussi puissant mais oui, il me relaxe ; ou alors c’est la dose de Nicotine qui m’embrouille le cerveau pour le déposer sur un cocon d’ouate.

C’est au moment où je vais me bruler la moustache que j’atterris et que la magie se brise, mais les saveurs resteront encore un bon moment.

Mes trois dégustations se sont faites sur un format Lonsdale de 16.51 cm pour un cepo de 46.

Cape : Maduro Broadleaf Pennsylvanie (U.S.A.)

Sous-cape : Habano (Equateur)

Tripe : Nicaragua

En conclusion : encore un super cigare élaboré par James Brown qui va ravir tous les amateurs avertis qui recherchent des sensations dans une certaine puissance.

J’ai hâte de faire la découverte de la version Robusto, mais en attendant, je vais sans hésiter avoir en stock quelques exemplaires de ce très bon Lonsdale.

Et je ne peux franchement que vous inviter à faire comme moi, foncer dans votre civette pour découvrir ce cigare et vous faire votre propre découverte.

Prix au moment de la rédaction : 16.90€

N’hésitez pas à me laisser vos impressions de dégustation sous cet article.