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Oliva Serie V 135 Aniversario Edición Real

Oliva

Serie V

135 Aniversario Edición Real



Oliva


Comme pour de nombreux fabricants, l’histoire d’Oliva démarre à Cuba. C’est en 1886, que Melanio fonde l’entreprise dans la région de Pinard El Rio. Mais en 59, ils sont chassés de la plantation-ferme-fabrique par les communistes de Castro.

Facundo (le fils qui a repris les rênes de l’exploitation familiale début des années 20) visite de nombreux pays : Honduras, Panama, Mexique, Philippines et Nicaragua. C’est dans ce dernier qu’il trouve la meilleure terre pour recevoir ses précieuses graines d’origine cubaine. Et cela fait 135 ans que ça dure.

VCF partenaire exclusif d’Oliva a trouvé que pour cet évènement une Edition Limitée ne serait pas suffisante, cela méritait une Edition Royale.



Oliva


Qui dit royal, dit une sublime boite. Elle a un couvercle qui est dans le même brun que la majorité des boites Oliva mais quand on l’ouvre, le couvercle intérieur représente comme une fresque de l’exploitation d’Oliva à Esteli. Devant le fermier qui inspecte les champs de tabac, il y a des roses d’un beau rouge parsemées de quelques roses roses (symboles de passion, de fougue mais aussi de pureté, de tendresse et de beauté), ce qui en fait un signe idyllique de la vie là-bas.



Oliva


Quand on retire une belle feuille de cèdre qui reprend le nom de la gamme, on tombe sur 12 cigares posés comme un éventail sur un socle de bois clair et magnifiquement travaillé. Au pied des cigares, un rappel sobre Desde 1886. Rien que le regard sur l’intérieur de la boite, et je m’envole sur des souvenirs d’une autre vie ; car ce que j’ai pris pour un éventail pourrait très bien être une bande de cartouches de 50 soigneusement rangée dans sa boite de transport ; ou un système d’auto-injection d’Atropine ; ou un des tout premiers pointeurs laser que nous avons reçu à l’école des transmissions et de l’informatique. Mais je m’éloigne du sujet, pas le moment, je dois rester concentré sur ma découverte pour vous en rapporter le plus de précisions possible. Vous l’aurez compris et vu sur la photo, ce cigare a vraiment une forme space…ciale qui va d’une tête ronde à un pied pointu, et cela en diminuant instantanément de diamètre.



Oliva


La cape est douce au toucher et d’un joli brun avec des reflets rougeâtres ; elle est sublimement mise en valeur par deux bagues. Je ne vais pas m’attarder sur la première qui est une bague classique pour la marque et la gamme. 



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La seconde, celle de pied, est la représentation de 4 pièce en or. Je distingue sur une d’elles, un blason et sur une autre ce que je qualifierais d’un tournoi de chevaliers. Au centre de cette suite de pièces, on peut voir un cercle avec 135 marqué en or sur un fond brun. Au premier regard cette bague me donne l’impression d’être métallique, comme j’ai déjà croisé sur des cigares d’autres marques ; mais quand je la retire, il s’agit bien de papier à bague.

Je suis admiratif devant la qualité de cette cape. Je me décide donc à marquer un temps d’arrêt avant de lui couper un morceau de la tête.

A froid, l’air passe parfaitement mais avec une certaine résistance due au format Torpedo. J’aspire quelques fois et j’ai la présence de poivre noir, de basse-cour, de terre grasse et de cannelle.

Je suis scotché devant la facilité qu’a le pied pour s’embraser : c’est toujours une opération délicate dans ce format puisque le principe consiste à allumer le cigare sans noircir la cape.



Oliva


La fumée est abondante et me livre des saveurs de poivre noir, d’amande, de réglisse, de cannelle, et de chocolat noir. Le tout dans un pack complet et sans concession. La cendre tombe d’un coup sans signe avant-coureur et pile après 1 cm.

Cela se calme avec la venue du sirop d’érable ; pas celui des aéroports piège à touristes mais celui que j’ai dégusté dans une érablière du Québec, même si la saison des sucres était terminée. Ma dégustation augmente de coffre et obtient sa vitesse de croisière de moyen-fort, avec un moment une pointe légèrement supérieure à la gamme série V en général.

Avez-vous déjà eu l’impression d’avoir la bouche tapissée après un bon verre ou une pâtisserie ? C’est ce que fait ma vitole : j’ai la sensation que ma bouche est remplie d’un aspect crémeux, cela me rappelle la sensation après avoir mangé une buche de fromage Chavroux. C’est persistant, pas agressif et même agréable.

Par intermittence la fumée me donne des souvenirs de foin, de cacao, de café strong… avant de relancer la machine productrice de poivre noir, d’épices et d’amande.



Oliva


Je suis dans la contemplation de ce cigare Oliva 135, quand la cendre tombe pour la deuxième fois et encore après 1 cm ; puis elle se durcit pour tenir parfaitement à la vitole.

Le tirage et la combustion restent dans une exactitude qui mérite des éloges. Et bang, je décolle à nouveau pour me retrouver dans la forêt boréale devant une Aurore magnifique. Si les voiles évoquent la danse des esprits de certains animaux pour la mythologie nordique, ici cela m’évoque le flux et le reflux des saveurs, le ballet équilibré de celles-ci lors de l’évolution de ma dégustation.

Je suis simplement enchanté de cette découverte et hors de l’espace-temps. Je ne sais pas la durée de cet état d’esprit mais je sais que c’est la chaleur au niveau des moustaches qui me ramène dans le monde des vivants et qui me fait atterrir avec une satisfaction de bien-être et de soif étanchée.

Une dernière aspiration pour la soif, et je dépose le reste de tabac pour qu’il connaisse une belle mort avant de retourner à la Terre Mère.

Les dégustations ont été réalisées sur 2 exemplaires de ce Torpedo de 13.97 cm pour un cepo de 54. Contrairement à ce que j’ai lu sur divers sites, il s’agit bien d’un puro nicaraguayen.

En conclusion : si je trouvais que le Melanio 2021 était un peu court pour profiter pleinement de tout ce qu’il avait à offrir, ici je suis pleinement satisfait. J’ai obtenu ce que j’étais venu chercher dans cette dégustation. Ce cigare Oliva prouve encore que la marque mérite son statut de second producteur de tabac issu de graines cubaines au Nicaragua et que c’est une marque qui porte fièrement les couleurs du Nicaragua.

De plus n’oubliez pas en fumant Oliva, vous apportez une pièce à l’édifice de l’éducation de la jeunesse du pays.

Je vous conseille donc vivement de vous rendre dans votre civette préférée pour déguster un des 150.000 cigares produits pour cette édition limitée. Happy B Day et longue vie Oliva.

Prix au moment de la rédaction de cet article : 17€.

J’attends vos retours, vos avis de dégustation en commentaires sous cet éditorial.

Commentaires

  1. merci pour ce beau commentaire. pas vraiment d accord avec la buche chavroux mais avec tout le reste. magnifique cigare rassasiant avec une legere astringence.

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    1. Merci, je dis bien que c'est une sensation de tapissage crèmeux et pas de saveurs de chavroux, mais tu sais comme je dis toujours la partie pure dégustation est tellement subjective qu'elle nous appartient à chacun. N'hésite pas à commenter quand tu veux

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  2. Toujours un plaisir de te lire et de découvrir, grâce à ton expertise, de nouvelles vitoles. Fidèlement. Éric de REIMS

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    1. Merci mon ami, juste comme je dis toujours la partie théorique j'essaye quelle soit la plus juste et complète possible alors que la partie dégustation m'appartient et il faut faire vos propres impressions.

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