Plasencia Special Edition the Year of the Ox

Plasencia

Special Edition the Year of the Ox

Salomon



Plasencia


Il est rare qu’une Maison fasse un cigare spécial pour le nouvel an chinois (mis à part la Maison Davidoff), je pense même que c’est la première fois que la Maison Plasencia se livre à cet exercice.

Cela demande quelques explications qui me sont fournies par la fiche technique.

Plasencia est l’un des principaux producteurs mondiaux de tabac de qualité supérieure (en plus de ses cigares, il a de nombreux clients). Comme vous le savez déjà, cette année chinoise est placée sous le signe du buffle (bœuf). Le bœuf est un animal important dans la culture chinoise en raison de son rôle dans l'agriculture. Ils sont reconnus pour leur travail acharné, honnête et de bonne disposition. Jamais au centre de l'attention, et ne cherchant jamais les louanges, le Bœuf gagne sa reconnaissance par son travail.

La famille Plasencia a estimé qu'il était important de reconnaître le travail des agriculteurs et des éleveurs qui, comme le Bœuf, ne sont jamais au centre de l'attention mais continuent à être l'épine dorsale de l'industrie du cigare. Cultivant le tabac depuis 1865, la famille Plasencia a estimé que l’année du bœuf s'inscrirait parfaitement dans leurs traditions et leur passion pour le tabac.

Les masters blenders se sont donc mis à l’ouvrage et ont sélectionné dans l’immensité des tabacs qu’ils ont à leur disposition pour faire un Salomon exceptionnel (la dégustation me le dira).





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Pour le packaging, Nestor Plasencia a opté pour du rouge et or, qui sont deux des couleurs principales de Chine. On les retrouve d’ailleurs sur le drapeau du pays mais pas seulement car le rouge est la couleur du feu et du bonheur mais aussi des fêtes, des mariages… le jaune est la couleur du bonheur, de la sagesse et de la culture. C’est aussi la couleur impériale, les habits de l’empereur de Chine étaient toujours jaunes.

Contrairement à son homologue sur la boite Davidoff, le Bœuf est plus massif, on mise plus sur le travail acharné qui demande de beaux muscles.



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On peut lire aussi sur cette boite : le logo et le nom de Plasencia, Year of The Ox, Special Edition et Handmade in Nicaragua. Vu le module des cigares, la boite se compose de 8 unités.

Mon cigare a 3 bagues dans les mêmes couleurs, une première avec une série du logo de Plasencia, le fameux P dans un cercle.

Juste dessous, une bague avec de nouveau le logo, Plasencia et Year of the Ox.

Et enfin une bague de pied avec Special Edition 2021.

J’ai un cigare qui demande de prendre le temps d’admirer le travail qu’il y a derrière, il est imposant avec ses 17.78 cm et son cepo de 58. La cape est peu huileuse et lui donne aspect d’un vieux cigare qui aurait été gardé dans de bonnes conditions pour un évènement spécial, un peu comme un bijou qu’on ne sort que pour les réunions de famille.

Personnellement, je trouve aussi qu’un Salomon est un module particulier aussi bien à l’allumage qu’à la coupe.



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Je me décide donc à passer à cet acte sacré qui est la coupe, je sais qu’il vaut mieux faire deux petites coupes qu’une trop grande, je sais aussi qu’il ne faut pas faire de mon cigare un Robusto avec une coupe importante. Mais en parlant avec des producteurs, j’ai appris que la coupe d’un Salomon, Piramide ou Perfecto demande assez d’ouverture pour que le tirage se fasse parfaitement, je me fie donc aux explications sur You tube de E.P. Carillo.

A cru le tirage est faible, la forme de la base du cigare y est pour beaucoup ainsi que sa longueur. Donc je sais qu’au début je vais devoir tirer dessus comme on dit.

Je suis aussi surpris par l’aspect fruit rouge alors que je m’attendais à du poivre noir dans ce puros Nicaragua.

Je passe à l’allumage, en premier bien choisir le moyen utilisé, il est nécessaire de ne pas bruler la cape. Je prends donc un briquet chalumeau avec une petite flamme.

Quand le pied commence à bien réagir, je porte le cigare à la bouche et aspire 3 coups pour avoir un démarrage parfait.

Le tirage est parfait, maintenant que j’ai passé le premier cm, j’ai des sensations de noix, de Cranberry accompagné de poivre blanc.

La fumée est abondante, la combustion est superbement régulière.

Voilà encore le genre de cigare qui ne peut que m’inviter à fumer doucement pour jouir pleinement de ce moment privilégié hors du temps.

Ma dégustation se poursuit tranquillement pas vite (comme disent mes amis Amérindiens), le poivre rouge fait son apparition avec sa traditionnelle longueur de bouche.

Son intensité grimpe un peu pour se stabiliser à moyen, je suis dans une dégustation très équilibrée.

Les noix se retirent en douceur pour laisser place à un aspect plus boisé, épicé qui me procure des sensations très agréables.



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Lors de ma deuxième dégustation, j’accompagne celle-ci d’un whisky de Highland, un Deanston 13 ans, ce mélange est juste et parfait.

Tiens, le poivre diminue car il semble enveloppé, atténué par une saveur de chocolat au lait directement suivie par un gout prononcé d’after eight.

Lentement, j’arrive à la fin de ce voyage et je dois me résigner à déposer mon mégot dans le cendrier mais avec la satisfaction aux lèvres d’avoir passé un très agréable moment, il n’y a pas à dire quand Plasencia fait du top c’est effectivement dans la classe supérieure.

Mes dégustations du jour se sont portées sur des Salomon de 17.78 cm et son cepo de 58 qui sont puros nicaragua.

En conclusion, je pense que l’idée de mettre en valeur le travail acharné des agriculteurs dans le monde de tabac en se servant de la symbolique du bœuf est un pari grandement réussi.

Ce cigare ne m’a pas fait voyager dans mes souvenirs mais il a plus joué sur le moment de se poser le cl sur la Terre Mere et de profiter du temps présent. La première dégustation m’a pris presque 2 heures de pur plaisir.

Comme toutes les Special Edition, la production est limitée, il y a seulement eu 20000 cigares et tous réservés pour le marché asiatique et européen.

Donc je vous invite à vous rendre rapidement dans votre civette, et de vous procurer ce petit bijou pour vous faire votre propre idée.

Prix au moment de l’écriture de cet article : 35 euros.

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