Gin 1836 Organic Barrel Aged Barrel


Gin 1836

Organic

Barrel Aged Barrel



gin 1836


Vous prenez deux personnages assez connus, l’un est patron de la distillerie Radermacher (Bernard Zacharias) et l’autre un Chef, amoureux du terroir et rendu célèbre par l’émission Top Chef (Julien Lapraille). Vous les associez dans l’élaboration d’un gin et vous obtenez le 1836 Organic Barrel Aged Barrel.

C’est mon ami Alex R. qui me l’a fait découvrir, et j’en profite pour le remercier.

J’ai une bouteille transparente avec des reflets vert émeraude qui reprend diverses inscriptions et un dessin. En partant du dessus, nous pouvons lire : 1836, EIGHTEENTHIRTYSIX, GIN, BARREL AGED, BELGIAN ORGANIC GIN et enfin RADERMACHER.

Cela demande quelques explications :

1836, la distillerie est la plus ancienne de Belgique et elle a été fondée en 1836 par Peter Radermacher, agriculteur de métier, qui développa une distillerie de genièvre.

EIGHTEENTHIRTYSIX, je vous passe tous les détails de successions mais depuis sa création l’entreprise est restée familiale et c’est en 1990 que Bernard a repris les rênes de la distillerie après la mort de sa grand-mère (elle gérait celle-ci depuis la mort de son mari, 7 ans plutôt). Vous devez savoir aussi que la distillerie se trouve à Raeren, dans les Cantons de l’est, qu’elle a fortement souffert de l’occupation allemande pendant les 2 guerres mondiales et qu’elle revendique ses origines avec le Label Made in Ostbelgien (synonyme de produits sains et de haute qualité issus des Cantons de l'Est et qui sont acheminés vers le consommateur par des circuits courts).

BARREL AGED : cela devient une grande mode, que ce soit avec les cigares Late Hour ou Camacho, avec certaines bières… Comme la distillerie défend son idée de ne confectionner ses produits exclusivement en communauté germanophone, ils se sont tournés naturellement vers un de leur whisky Lambertus, le distillat de blé, de plantes, racines et fruits repose pour une durée de 6 mois en fût de chêne de whisky belge Lambertus.

ORGANIC : ce distillat est fait à base de blé qui est certifié bio. Si je me base sur le goût franchement cela ne change rien du tout mais ne fait pas de tort non plus, et si cela peut protéger les lacs et les ruisseaux de nos fagnes, je ne peux que saluer l’initiative.
Pour terminer sur la description de cette bouteille, il y a aussi une représentation de l’aspérule odorante qui rentre dans la composition du gin et qui en fait son originalité. Cette plante médicinale, on la retrouve aussi dans le célèbre Maitrank de la région d’Arlon.

Mais assez parlé technique et place à la dégustation

Je prépare ma petite cérémonie : verre, glaçons, tonic neutre, doseur et m’installe pour une première dégustation du produit nature.
Je suis surpris de la palette des saveurs : on est évidement sur les baies de genévrier, mais aussi sur de l’anis, de la coriandre avec en fond le côté fleur de mai (l’aspérule odorante). Le produit a une bonne très bonne longueur en bouche avec un côté boisé et floral.
Pour le deuxième test je pars vers une dégustation gin tonic, je suis toujours sous le charme de mon breuvage. Je trouve que le tonic et/ou la glace libère plus le côté vanille (pas du tout amateur) mais cela n’est pas dérangeant, le genièvre reste bien présent mais les écorces d’oranges et de citron font aussi leur apparition.

Je déguste lentement mon verre, très rafraichissant avec un petit côté gourmand.
Je pense que je le préfère sec sans glace ni tonic.


Gin 1836

gin 1836


Enfin comme il m’est presque impossible de ne pas tester avec un cigare, je refais deux tests avec un Nicarao Exclusivo Rodolfo et un class Z.
Le mélange un peu poivré du Nicarao et agrumes, genièvre et fleuri du gin tonic est juste parfait. Et me procure pleinement satisfaction.
Pour le class Z, c’est bon mais sans plus.

En conclusion : je suis heureux d’avoir découvert ce gin particulier et je pense reprendre une bouteille dans les prochains jours.
Prix au moment de la rédaction de cet article : ± 31 euros

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