Tripick Triple 8 non filtrée


Tripick

Triple 8 non filtrée



Tripick Triple 8


Apres avoir testé, il y a un petit temps, la Tripick 6, je me lance ce soir dans la dégustation de la 8.
Pour ce qui est de la genèse de cette marque, je vous invite à replonger dans l’article précédemment cité.
Pour la bouteille, pas de grand changement à l’exception de l’étiquette qui est noire et qui porte un 8. Une mention attire quand même mon attention : bière Triple. Contrairement à sa petite sœur, celle-ci est refermentée en bouteille.
Pour la dégustation, je vais me servir du verre sur pied prévu par la firme et vider ma bière dans son entièreté y compris les petits dépôts de levure qui se sont déposés dans le fond de la bouteille. 


Tripick Triple 8


Je constate que la mousse est généreuse et s’y accroche bien, même si je trouve qu’elle retombe plus vite que lors de la dégustation de la 6. Attention cette affirmation ne doit pas nécessairement être prise en compte comme critique de la bière, car un verre gras ou mal rincé peut apporter exactement les mêmes effets. Celle-ci contient une multitude de belles petites bulles de gaz apportées par la fermentation en bouteille.
La première gorgée me renseigne sur un houblon plus amer que dans la 6, cela m’est confirmé par la fiche technique puisque le EBU (norme européenne de mesure de l’amertume) est de 35. Pour vous donner une idée de comparaison : une Hoegaarden a un EBU de 18, une Jupiler de 21 et la tripick 6 de 30.

Cette amertume, qui se fait sentir assez rapidement, est assez vite absorbée par une fraicheur florale rehaussée par des épices, il me semble y retrouver du thym et coriandre.


Tripick Triple 8


Ma première dégustation je l’ai faite avec un Macanudo Black Robusto, je suis assez content de ce résultat : la bière a bien tenu contre le réglisse et le poivre de mon cigare.


Tripick Triple 8


Pour la deuxième j’ai choisi d’opter pour un très bon San Pedrode Macoris Brazil Robusto, là aussi mélange gagnant puisque la tenue de bouche de mon cigare n’a pas du tout été affectée par ma bière et que l’aspect fraicheur de celle-ci s’est très bien mariée avec la rondeur du cigare.

Je voudrais avant de conclure vous donner deux petites confessions concernant cette bière : la première vient de mon ami Roch (patron du restaurant Le Bouton d’Or à Casteau) qui me disait, après avoir dégusté les 2 bières, comment est-il possible de faire une pils (la 6) après avoir fait une aussi bonne bière que la Tripick 8. Et l’autre vient d’Emmanuel M., himself, qui m’avouait que la 6 était une de ses idées, car il avait du mal à tenir la route avec 2-3 Tripick 8.

Je ne parlerai pas du prix World Beer Award ni de la polémique faite autour de cela car vous savez ce que je pense de ces reconnaissances et pour moi, le meilleur moyen de se faire une idée sur un produit c’est de le tester.

En conclusion : une bière triple non filtrée, tirée à 8% Alc., d’une belle couleur dorée, avec une belle mousse et une amertume bien présente mais absorbée par des épices. Celle-ci est plus une bière de dégustation qu’une bière que l’on va boire pour se désaltérer.

Prix de vente au moment de la rédaction de cet article : ± 2.7 euros

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