Gin Tonic


Gin Tonic



Gin Tonic


Origine

 L’origine du gin vient de nos régions (Belgique – Hollande) puisqu’il vient du genièvre qui est bien connu chez nous. Au 16ème siècle, Docteur Sylvius crée le moutwjin, un vin de malt avec mélange de baies de genévrier.
La révolte protestante gronde en Hollande, la reine Elisabeth 1 envoie des troupes anglaises. Les soldats vont découvrir le genièvre, toujours commercialisé chez nous : Peket du Houyeu, Peterman, Bols…
De retour au pays, il le présente presque comme une potion magique qui donne du courage aux soldats.
Le gin va devenir une boisson importante en Angleterre au 17ème quand le parlement interdit l’importation d’eau de vie et permet à chaque citoyen de produire son propre gin.
Suite aux ravages sur la population du gin artisanal le parlement prend des mesures sur la production et les méthodes de distillation du Gin.

C’est ainsi qu’en 1761, la charte Distilled London Dry Gin voit le jour, elle a pour but de garantir une bonne qualité au produit. London est juste un rappel de la région d’origine de cette charte.
Au 19ème siècle, les colonies britanniques sont nombreuses et le gin s’exporte partout dans celles-ci. Si celui-ci a été créé à base d’une recette qui servait à donner de la force, il était aussi à la même période vendu dans les pharmacies pour traiter les problèmes de digestion, de goutte et de calcule biliaire.


Gin Tonic


Un autre produit très connu à nos jours a débuté dans les pharmacies comme médicament, non je ne parle pas du coca cola mais des eaux toniques. Les Britanniques qui voyageaient en Asie et en Inde sous l’Empire avaient réalisé que la quinine présente dans ces toniques les protégeait en partie du paludisme, ils ont pris l’habitude de le prendre avec du Gin. Cela a vu la naissance du gin tonic.
Les américains ont mélangé le Gin avec du Vermouth pour créer le Martini.

Mon expérience



Gin Tonic


Quand j’étais jeune, on voyait dans tous les établissements de débit de boissons, des bouteilles de Gordon London Dry Gin. Mais petit à petit, elles sont passées au second rang derrière le Peket et le Whisky.
Début des années 90, elles reviennent en force mais principalement en Flandres, en Wallonie le renouveau du gin prendra un peu plus de temps.
Ce renouveau s’accompagne aussi de gin de plus en plus élaboré, les distillateurs font appel à de nouveaux aromates et épices. Ce faisant, ils créent des saveurs inédites, afin de tirer ce spiritueux vers le haut et de satisfaire les demandes d’une clientèle éduquée et plus sophistiquée.

Qu’est-ce qu’un gin ?


Le Gin est élaboré à base d’un alcool agricole neutre à 96 %, issu de farine de grains, maïs 75%, seigle 10 %, malt d’orge 15%, ou de mélasses, betterave, pomme de terre, pomme ou canne à sucre.
Cet alcool de base très sec est aromatisé avec différents aromates et épices.
Le Genièvre doit être le parfum dominant. La Coriandre et l’Angélique sont les aromates nécessaires à l’élaboration d’un Gin.


Gin Tonic


Il y a deux grandes méthodes de fabrication du gin : Distilled gin : cette méthode permet de produire les gins les plus qualitatifs. La distillation s’effectue en batch au sein d’un alambic traditionnel. Cet alambic reçoit l’alcool neutre, réduit à environ 45-60 %. Une fois l’alcool porté à ébullition, les vapeurs qui s’en dégagent s’imprègnent des arômes, des baies et des aromates. Les têtes et les queues de distillation, moins pures, sont recyclées puis redistillées pendant que le cœur de chauffe est acheminé au centre de la mise en bouteille pour la dilution et l’embouteillage.

Deux méthodes d’aromatisation :
Aromatisation par infusion : le principe consiste à suspendre dans l’alambic, au-dessus de l’alcool, une poche en coton contenant tous les aromates, baies de genièvre et épices, ou bien à les déposer dans une « chambre perforée » installée au niveau du col de l’alambic. À leur contact, les vapeurs d’alcool infusent et s’imprègnent des essences libérées par les aromates.
Aromatisation par macération : le principe consiste à faire macérer les baies de genièvre, les aromates et les épices directement dans un alcool neutre à 45%, en les laissant tremper librement dans l’alcool ou en les plaçant durant 24 à 48 heures dans des sachets en coton. Certaines distilleries filtrent le mélange avant distillation, pour séparer les aromates de l’alcool. D’autres distillent le tout, produisant un alcool particulièrement chargé en arômes.

Compound gin (gin composé) : cette technique repose sur le mélange d’un alcool neutre (de mélasse le plus souvent) avec, soit un concentré d’arôme de gin (cold compounding), soit des essences artificielles de baies de genièvre, épices et aromates (compound essence). Cette méthode n’implique aucune redistillation. Elle est surtout utilisée pour l’élaboration du gin de consommation de masse.

Les London Gin ou London Dry Gin sont des distilled gin auxquels aucun élément artificiel (arôme ou colorant) ne peut être ajouté, si ce n’est du sucre dans des proportions bien définies (maximum 0,1 g par litre de produit final). Elle reste à ce jour la méthode la plus utilisée au monde.
Une fois distillé, l’alcool est mis à reposer quelques heures en cuve, puis son degré alcoolique est peu à peu réduit par dilution, jusqu’au degré souhaité. Pour avoir du gin, il faut obligatoirement avoir un taux d’alcool minimum de 37.5 %.
Il est consommé en cocktail ou avec du tonic.

Vu le succès grandissant du gin, nous sommes bien loin aussi du Schweppes Indian Tonic (créé en 1870), cette compagnie et d’autres fabriquent maintenant des tonics de plus en plus aromatisés pour accompagner les gins. A côté de cela, un autre courant se développe celui du respect du distillateur qui a développé des arômes sophistiqués, ce qui veut dire qu’ils commercialisent ou boivent leurs gins avec du tonic de base : le Indian Tonic.

En conclusion : pour avoir un gin, il faut un alcool de grains ou une mélasse betterave, pomme de terre, pommes ou canne à sucre.
Le taux d’alcool doit être de min 37.5%.
Le Genièvre, la Coriandre et l’Angélique sont les trois aromates obligatoires pour l’élaboration d’un Gin. Mais de plus en plus d’épices s’y retrouvent, je vous en livre quelques-unes : zestes d’orange et citron, racine d’iris, cannelle, amande, réglisse…

La société Schweppes a sa propre recette du gin tonic :

Gin Tonic

Versez le gin dans un verre rempli de glaçons. Pressez un quartier de citron vert et jetez-le dans le verre. Recouvrez de Schweppes Indian Tonic.

Trucs & astuces: Ajoutez du concombre dans le verre pour plus de fraîcheur, il se combine particulièrement bien avec le gin Hendrick’s. Utilisez quelques feuilles de romarin pour une expérience gustative inédite.

INGRÉDIENTS
- 50 ml de gin
- 1 quartier de citron vert
- Recouvrez de Schweppes Indian Tonic

L’élaboration de cet article est basée sur les cours de STI ACADÉMIE DE BORDEAUX

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