Drew Estate Tabak Especial Oscuro

Drew Estate Tabak Especial

Oscuro





Depuis un petit temps et vu le succès rencontré aux Etats-Unis, les distributeurs européens mettent sur le marché des cigares particuliers : tabac fumé, tabac aromatisé moka cappuccino, vieilli en fût de bourbon…
Certains diront que ce ne sont plus des cigares (je ne suis pas totalement de cet avis, mais il faut reconnaitre qu’on est loin de la très bonne odeur du tabac) et d’autres diront qu’ils apprécient ce côté aromatisé dans des cigares faits main.

Ce soir, je déguste donc le nouveau Drew Estate (sur le marché belge) et je me souviens que le Larutan Root, ne m’avait pas laissé de bonnes impressions.




J’ai une cape assez sombre, légèrement huileuse, elle est décorée d’une bague qui allie l’or, le noir et le brun sombre de ma cape. On y retrouve principalement TABAK ESPECIAL et DREW ESTATE. Ma dégustation a aussi la particularité que le pied de mon cigare est wilde.

A cru déjà je plonge littéralement dans un Rocky ou un combat de Mohamed Ali, quand le présentateur annonce les opposants : à ma gauche Mister Sucre raffiné Tirlemont et à ma droite Mister Expresso raffiné. En effet alors qu’une odeur forte de café expresso se dégage du pied, la tête que j’ai humectée avant de la couper me laisse une forte sensation de sucre sur les lèvres.
Cela est très surprenant, je m’attendais au café puisque le site du fabricant dit : Chez Drew Estate, nous avons poussé l'art de mélanger les cigares de qualité supérieure vers de nouveaux sommets. En infusant lentement les tabacs ultra-riches Nicaraguayen avec les essences de café les plus fines des fertiles montagnes luxuriantes de Jinotega et Matagalapa. Mais le sucre c’est une surprise.

Je pratique une coupe de la coiffe et approche l’allumette du pied de mon cigare, celui-ci après quelques grésillements du tabac sauvage, s’allume parfaitement. Le tirage est parfait, je n’ai aucune critique au niveau de la combustion.
Au début dans un beau panache de fumée, le sucre est persistant et fort présent, heureusement après quelques longues minutes, il s’estompe pour donner place à quelques saveurs connues comme un poivre blanc très léger, du cèdre et du café expresso.




La dégustation se poursuit dans une ambiance de café sucré mais qui me rappelle aussi parfois le lait de poule. Vers le milieu de mon cigare, une impression de connu me revient à la surface, mes cases mémoires se bousculent et me sortent le cigarillo machine Gold Amaretto dont j’ai acheté quelques boites quand, tout nouveau fumeur, je trouvais le tabac trop fort, un peu comme les jeunes qui jouent aux adultes et qui veulent boire de la bière mais mettent de la grenadine dedans.

Ma dégustation se termine lentement, mon cigare a légèrement augmenté de puissance et est arrivé à la barre de moyen.

Celle-ci a porté sur un cigare Drew Estate de 12.7 cm et un cepo de 54

Cape : Connecticut Broadleaf (Le tabac Broadleaf est vieilli plus longtemps et à des températures plus élevées pour accentuer les caractéristiques de base du tabac brut), Nicaragua
Sous-cape : Sumatra
Tripe : Nicaragua

En conclusion : Il ne faut pas se voiler la face, ce cigare n’est certainement pas destiné à des fumeurs de cigares puros ou corsés, ni à des fumeurs assidus et il s’adresse plus à des débutants, voire un public plus jeune. Mais si je n’avais pas apprécié le Larutan Root, celui-ci, je ne le fumerai pas régulièrement mais à l’occasion, au matin, avec un bon café en guise de petit déjeuner, je dis oui.
Ce genre de cigare aromatisé peut rencontrer un certain succès car plusieurs d’entre nous sommes friands de sucre et de café, à vous de vous faire votre propre idée sur le sujet. Alors foncez dans vos civettes préférées.

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