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AVO Improvisation 30 ans


Edition Limitée

Double Corona





Quand en mars 2017, j’apprends la disparition d’Avo Uvezian, je suis justement en interview avec Jean-Christophe Hollay pour un article sur la société Davidoff. Je lui demande donc si cette marque que j’apprécie va disparaître et il me répond une phrase qui renforce mon affection pour ce Monsieur Avo : Avo était un visionnaire, il faisait constamment des recherches de mélange, de nouveaux tabacs… Et non, la marque ne va pas s’éteindre avec sa mort, car nous avons plusieurs cigares d’avance qu’il avait déjà prévu.

Voilà pourquoi on peut aussi parler des 30 ans d’Avo dans le monde du cigare avec ce nouveau cigare.
Il fait partie des éditions spéciales au même titre que les : Avo Classic Cover 2015 volume 2, Avo Classic 90 th covers volume 3, AVO Improvisation Limited Edition 2017 Special Toro Box Pressed volume 5 (pour info le volume 4 n’a jamais été commercialisé chez nous, c’était un module spécial United States).

Si vous suivez cette marque, vous savez que chez Avo, une édition spéciale c’est un packaging particulier à une facette de la vie d’Avo Uvezian. Que ce soit son premier tourne-disque, son piano, sa housse de guitare… celle-ci ne déroge pas à la tradition puisqu’elle sera axée sur son costume de lin blanc aussi bien pour la couleur de la boite que celle des bagues.




Je me suis directement procuré deux exemplaires de ce cigare, j’ai une cape marron assez claire et soyeuse, elle est dotée de deux bagues claires, nettes et précises : la première avec la marque et le logo bien connu des cigares Avo et la seconde porte l’inscription 30 entourée de 1988 et 2018.

Je me décide enfin à couper un morceau de la tête de ma vitole et mes premières impressions à cru sont un cigare léger avec des arômes fruités.
L’allumage se fait sans difficultés et le tirage est assez aéré et simple.
Je suis assez surpris par ce cigare car il n’y a ni de poivre, ni de chocolat et encore moins de sucre, je suis vraiment dans une sensation particulière de douceur mais qui ne m’est pas inconnue. Les cases de ma mémoire s’activent pour me ramener au bord de l’Ourthe, vers 6-7 ans quand on allait pêcher les goujons, et qu’on faisait des boulettes de mie de pain blanc mouillée.
Ce souvenir me restera jusqu’au 2ème tiers de mon cigare où le poivre blanc fait son apparition ainsi qu’un côté plus café crème.




Ma dégustation se poursuit sans grande difficultés (le deuxième test a eu une légère combustion en biseau mais elle s’est très vite régularisée d’elle-même).
Vous savez que je suis un grand amateur de la gamme Avo, je suis un peu sur ma faim avec cette édition qui est trop dans la finesse au détriment de la puissance. On est en effet dans une douceur bien calculée avec juste la pointe de poivre blanc, un peu noir par moment, en arrière-plan.
Le dernier tiers prendra une allure un peu plus toastée, plus briochée mais surtout beaucoup plus déshydratante.

Cette édition spéciale, de 3400 boites pour le monde, est réalisée avec un cigare de 19.05 cm et un cepo de 50, ce qui veut dire que même pour un fumeur rapide comme je le suis parfois, il vaut mieux avoir le temps pour le déguster.

Cape : Equateur
Sous-Cape : Rép. dominicaine
Tripe : Rép. dominiciane

En conclusion : ce cigare reste dans mon top au niveau construction et présentation, je suis content de l’avoir fumé mais je ne vais pas me dépêcher de courir en rechercher dans ma civette préférée car il manque de puissance pour être dans mes top cigares. Par contre, comme un ami me disait pareil au niveau de la puissance, j’ai fait un test et j’ai fumé un Balmoral XO Oscuro juste après et j’ai été estomaqué de constater que les 10 premières minutes j’avais toujours le goût de l’Avo en bouche.

J’ai fait aussi ma 2ème dégustation avec une bière Ommegang (8% Alc) et ce mélange n’était pas une bonne inspiration, comme dirait mon ami Francis : ce cigare s’associe parfaitement avec un champagne ou un champagne millésimé.
Prix au moment de la rédaction de cet article : 17.10 euros.

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