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Jean Philippe Smet

Johnny Hallyday



Jean Philippe Smet


Si j’en parle ici c’est d’abord pour rendre un hommage à une légende qui m’a accompagné pendant 51 ans de ma vie et aussi parce qu’il lui arrivait de fumer des cigares.

Biographie


Le 15 juin 1943, dans une clinique parisienne, Jean-Philippe voit le jour d’un père belge et d’une mère française. Le 7 septembre 1944, Léon Smet prend enfin ses responsabilités et reconnait le jeune Jean-Philippe, lui donne son nom et sa nationalité belge. Puis disparait... Plus tard Johnny le verra épisodiquement, souvent pour se faire soutirer de l’argent ou un cliché par des paparazzis cachés à proximité. Mais celui qui deviendra Johnny lui pardonnera et l’accompagnera même lors de son dernier voyage.
Sa mère étant absente pour des raisons de vie professionnelle, il est élevé par sa tante. C’est grâce à l'une de ses cousines qu’il fait la connaissance de Lee Halliday, un danseur américain, qui deviendra très vite son père de cœur.
Lee, qui l’apprécie énormément, le surnomme Johnny. Commence alors pour Johnny un pseudo mensonge sur des origines franco-américaines, petit mensonge qu’il corrigera quelques années plus tard sous les conseils de Charles Aznavour.
Le 16 janvier 1960, Johnny signe son premier contrat chez Vogue, mais une faute de frappe sur la pochette de son premier disque le baptise Johnny Hallyday, nom qu’il portera jusqu’à son dernier voyage, ce 6 décembre 2017.
Les débuts de Johnny n'ont pas été évidents puisqu’en septembre 1960, alors qu’il fait la vedette américaine d’un humoriste belge, le parton de l’Alhambra pense le congédier par maque d’intérêt du public. L’humoriste, Raymond Devos, lui lance cet ultimatum qui va mettre Johnny sur les rails du succès planétaire : Si le petit s’en va, j’arrête le spectacle.
En octobre de la même année, il rentre en concurrence avec Dalida: leur interprétation de la chanson Itsy bitsy petit bikini, sort à un mois d’intervalle, ce qui mettra Lucien Morisse, directeur des programmes d'Europe n°1 et compagnon de Dalida, dans une grande rage. Excédé, il cassera le disque en direct à l'antenne en déclarant : C'est la dernière fois que vous l'entendez.
En plus de Raymond Devos et Charles Aznavour, Johnny peut compter sur le soutien de Line Renaud, qui le présentera comme son filleul et se proclamera sa marraine artistique.
Cette époque est aussi liée à des amitiés qui ne le quitteront jamais : Catherine Deneuve, Sylvie Vartan (qu’il épousera et avec qui il a eu David), Eddy Mitchell, Jacques Dutronc.
A ses 18 ans, Johnny demande l’émancipation à sa mère et opte pour la nationalité française. Ce changement de nation est lié au service militaire. Il veut faire son service en Allemagne comme son idole Elvis Presley.
La carrière de Johnny prend son envol et en 1964 il achète sa première Harley Davidson Electra-Glide rouge et blanche. Mais il doit aussi rejoindre le 43e régiment blindé d'infanterie de marine à Offenbourg en Allemagne. L’armée se servira de son image grandissante d’idole des jeunes pour faire des petits films de propagande avec Johnny en uniforme.

La vie de Johnny est truffée d’histoires comme celle de 4 gars qui se produisent à Hambourg. Un jour Lee dit à Johnny que quatre gars, qui se produisent à Hambourg, voudraient une audition pour faire partie de son orchestre. Mais comme il vient d’engager les derniers musiciens, il refuse l’audition. Les gars retournent donc en Allemagne avant de devenir les 4 monstres sacrés de Liverpool : The Beatles.
Ou celle ce Bruno Coquatrix, patron de l’Olympia, qui avait l’habitude de saluer les vedettes après leur passage sur scène. Un jour, Bruno Coquatrix a voulu me prendre à bras-le-corps en oubliant qu’il avait son cigare à la bouche. J’ai dû faire les quinze représentations suivantes avec une brûlure sur la joue et un sparadrap par-dessus.


Lorada


Il était aussi très passionné et proche de la Nation Navajo; c’est un indien qui est venu dessiner la fresque sur un mur du patio de sa villa Lorada, elle représente une scène de chasse aux bisons. L’artiste a remplacé la tête d’un chasseur indien par celle de Johnny.




Cet amour lui fera même abandonné un moment sa passion pour les Harley et acheter une Indian.

Il n’a jamais écrit une chanson, et composé uniquement que la musique de Toute la musique que j'aime mais il a toujours travaillé avec les meilleurs : Obispo, Balavoine, Berger, Goldman… Même David a écrit pour lui et leur album Sang pour Sang reste à ce jour le plus vendu dans la panoplie incroyable de JH.

Mon Idole


C’est en 1967, que j’entends pour la première fois un disque de Johnny, c’est le pénitencier, je ne sais pas ce qu’il y a eu comme déclic mais il ne m’a jamais plus quitté et il est devenu ma plus grande rencontre musicale juste au-dessus de Queen.
J’ai de nombreux souvenirs de lecture, car à l’époque je suivais la vie de JH dans HIT MAGAZINE mais surtout dans SALUT LES COPAINS. Et aussi les nombreux livres qui sont sortis sur lui.

J’ai aussi de merveilleux souvenirs de concert ou liés à une chanson, que je vous livre ici :

Alors que le film Mad Max avec Mel Gibson vient de sortir en France, JH fait un concert le 25 février 1983 à Forêt National, son thème Le Survivant. Celui-ci comme le film mettait en action des barbares, des bagarres, la fin du monde…
Johnny fait son entrée sur scène en sortant d’une soucoupe et portant une tenue de cuir et un gros manteau en fourrure par-dessus.
J’ai à mes côtés, debout sur une chaise, un petit garçon de 5-6 ans avec veste en jeans sur laquelle était clouté le nom de Johnny. Un moment, Johnny se bat contre les barbares et perd la bataille, il est crucifié sur une croix et le chef le balafre avec une épée, puis il l’assomme avant de le détacher. JH s’écroule et la scène est plongée dans le noir. Le petit gamin me donne un coup de coude : Hé monsieur, il n’est pas mort. Moi : non ? et lui répond : Non hein msieur c’est Johnny.
La lumière revient et JH continue son spectacle, et le gamin applaudit, crie : Johnny, Johnny en me disant : Je vous l’avais bien dit qu’il n’était pas mort.
J’ai appris après par sa grand-mère que son fils et sa belle-fille étaient des grands fans et que le petit déjà dans le ventre de sa mère était bercé par JH.
C’est à ce concert qu’il a présenté son poème sur la 7ème que je vous invite à écouter sur YouTube.

En 84 au Zénith de Paris, Johnny arrête de chanter, se peigne puis jette son peigne dans le public. J’ai vu des gars se battre à coup de poing pour le peigne, un peu après JH refait une interruption, mais là c’est son perfecto qu’il enlève, il essuie sa sueur avec puis le fait tourner au-dessus de sa tête. Là mes potes et moi, on est chaud et prêt à aller à la castagne, mais JH remet son perfecto en souriant et recommence à chanter.
J’aurais encore un tas de souvenirs à partager avec vous mais la liste serait trop longue.
Mais je ne peux pas faire un hommage à mon idole sans parler du concert qui a marqué ma vie à tout jamais.

Les 50 ans de Johnny au Parc des Princes, le 18 juin 1993.
Quelle journée, quel spectacle, quel Show man…




Johnny arrive au Parc des Princes en limousine blanche, avec l’autorisation de la mairie de Paris c’est le club Desperados Harley Club dont il est président qui fait la circulation dans les rues de Paris. Je n’ai jamais vu un tel rassemblement de Harley dans les rues. Le temps est beau et donc les filles sont courtement vêtues de short en jeans et portent des santiags, les bikers portent tous la veste aux couleurs du club. C’est impressionnant.


Johnny Hallyday


JH, qui ne fait rien à moitié et malgré un avis contraire de Camus, va traverser la pelouse du Parc pour rejoindre la scène. On a bien cru qu’il n’y arriverait pas, même la horde de gorilles qui l’entoure commence à avoir du mal à retenir la foule qui veut toucher son idole, c’est incroyable! Pour finir, c’est la foule qui porte JH vers la scène.
Le spectacle Retient Ta Nuit peut commencer : plus de trois heures de spectacles, 52 chansons, des duos avec Eddy Mitchell, Michel Sardou, Sylvie Vartan et une interprétation du Mirador avec David qui me donne encore des frissons.
Plus la mise en scène incroyable : le toit du Parc couvert de policiers avec des bergers allemands pour le Pénitencier, un saut à l’élastique d’un guitariste pour un solo, une bagarre mémorable pour Les Coups, une main métallique articulée comme celle Zénith 84, qui laisse apparaître une danseuse à la superbe plastique pour Gabrielle. Et une fin de spectacle phénoménale avec L’Envie.

Le fumeur


Gros accro à la gitane, 3 paquets par jour selon son ami Eddy M., Johnny a aussi touché au cigare que ce soit pour un tournage ou pour sa consommation personnelle.





Même s’il était un moins grand amateur que son ami Dutronc, Johnny a quand même été l’invité d’honneur de la 5ème nuit de l’amateur de cigare en 1999.
A la fin de sa vie, il est passé à la cigarette électronique.




Son passé de gros fumeur a déclenché un raz de marée de marketing autour de son image et le tabac comme cette boite à cigare JH ou encore ces étuis à cigarettes vendus avec le briquet.

Mon hommage


Johnny Hallyday, Idole des générations
Jean Philippe Smet est né à paris
Vous le connaissez mieux sous le nom de Johnny
En 1967, je l’ai entendu avec le pénitencier
Je ne l’ai plus jamais quitté
Du survivant à rester vivant
Je me sentais comme un enfant
Ironie du sort, c’est le jour de la fête des enfants
Que nous sommes des grands perdants
Que de moments partagés
Avec ce chanteur jamais abandonné
Que ce soit en Belgique ou à Paris
Je l’ai souvent suivi
Quand revient la nuit
Ou qu’on me donne l’envie
Sont des symboles dans ma vie
Excuse-moi partenaire
J’ai un genou par terre
Et je ne ferai pas la fête
Même si je sais que tu es libre dans ta tête
Ce ne sera surement pas mon plus beau Noel
Mais je peux dire que je t’aime
Et je te promets
De ne pas t’oublier
Il suffira d’une étincelle
Pour que l’univers me rappelle
Mais comme par le passé, sous le mirador
Et Jusqu’au jour de ma mort
J’écouterai quelque chose de Johnny
Ker Mc Gwalch

Je terminerai par cette phrase de Julien Courbet : la vie de Johnny se termine, la légende commence aujourd’hui


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