Accéder au contenu principal

Mombacho Liga Maestro Corona



La rédaction de cet article est la suite de 3 tests de ce cigare dans des conditions bien différentes.
La première fois, c’était avec Benoit, Julie et Angelo.  Nous avons associé celui-ci à divers whiskys et les conversations fusaient dans tous les sens : blog, Mombacho cigars, Nicaragua, développement d’application… Difficile dans ces conditions de partir en voyage. Donc même si cette matinée fut très constructive et intéressante à plusieurs points, je n’en tiendrai pas compte pour mon article.




Ce soir donc devant un bon film avec Tom Hanks et avec une bière Tongerlo, je commence la dégustation de ce module. La cape est belle et légèrement huileuse, je pratique une coupe et aspire sur mon cigare avant de l’allumer ; celui-ci est étonnant : où sont les saveurs épicées du Nicaragua ?
Je me souviens alors les paroles de Benoit : avec la cape Japala, on a d’autres sensations, plus de bouche.
Je craque une allumette et porte au pied de mon cigare (il serait bon de rappeler qu’il faut marquer une pause entre l’allumage de celle-ci et le contact avec le pied de cigare, je vois trop souvent des amis qui ne laissent pas le temps à leur allumette de brûler l’entièreté du souffre). L’allumage est parfait ainsi que la combustion.  Mon cigare a un taux de fumée plus qu’acceptable. Mon début de dégustation confirme mes impressions à froid, il n’y a pas ce côté poivré. Il me donne du cuir, du café et un puissant arôme de brioche.

Après quelques minutes, je retrouve aussi un peu de salin ainsi qu’une épice que je n’arrive pas à reconnaître et pourtant, je la connais si bien. 




Puis c’est le déclic et le décollage : cette épice, c’est le thé du labrador, et je me retrouve au coin du feu sacré avec une tasse de thé juste après la sweat lodge. Je suis loin de mon film qui passe sans que j’y prête grande attention, même ma Tongerlo Prior qui se réchauffe ne me ramène pas, je suis loin très loin même dans mes pensées.
J’attaque sans vraiment m’en rendre compte la deuxième partie de mon cigare. La cendre de celui-ci est blanche et ferme, un petit test me donne un équilibrage parfait. Mon thé est remplacé par du chocolat noir et mon ami le chêne vient me titiller.

D’un coup brutal, je chute et reviens dans mon salon. Angelo avait eu le même phénomène au point qu’il avait dit : je déposerais bien mon cigare maintenant, car je pense qu’il m’a tout donné. Je ne suis pas loin des bagues et j’en profite pour les ôter et vérifier la date de roulage : Mars 2016. Je retrouve aussi mon film qui se déroule à Berlin, et me voilà reparti dans les souvenirs. Berlin, un cousin par alliance  m’a expliqué comment ses grands-parents se sont retrouvés, sur une nuit, coupés de leur famille. Le Mur avait divisé la rue en deux. Mon cigare me donne du café amer et pain grillé, c’est mieux que la vie de ces pauvres gens à l’époque.
Vers la fin, je retrouve enfin le poivre tant attendu.

Ce cigare est donc à mon avis un bon cigare, j’ai eu deux voyages pour le prix d’un, mais il y a une chute très rapide et importante vers la moitié de celui-ci. J’ai eu l’occasion de déguster d’autres cigares de la marque depuis et je classerai ce Corona dans le milieu de la gamme.

J’ai dégusté un Hermoso de 15,24 cm pour un cepo de 46.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le Bouton d’Or

Le Bouton d’Or C’est chez Christophe P. (JPP Cigares) que j’ai rencontré ce grand barbu pour la première fois, de suite il m’a fait penser au film Le Dernier Trappeur, cet homme des bois dans le bon sens du terme, proche de la nature et dans le respect de celle-ci. C’est ainsi que j’ai appris que cet amateur de cigares et de whiskys était le propriétaire du restaurant Le Bouton d’Or. J’ai donc décidé de lui rendre une petite visite avec quelques amis. Nous y avons fait la connaissance de Florence, l’épouse et partenaire de Roch. Dans le restaurant c’est simple, Roch en cuisine et Florence en salle. Celui-ci est pourvu d’un assez grand parking, ce qui est intéressant vu le trafic et le peu de place sur la chaussée. Dans le restaurant c’est simple, Roch en cuisine et Florence en salle. Celui-ci est pourvu d’un assez grand parking, ce qui est intéressant vu le trafic et le peu de place sur la chaussée. La salle est cosy, avec son mélange de

Cigares linéaires ou pas ?

Cigares linéaires ou pas ? Trois tiers contre le reste du monde Depuis un certain temps je vois une guéguerre sur les réseaux sociaux (principalement Facebook) ou même sur certains blogs. La phrase que je retrouve régulièrement est ce cigare est trop linéaire. Cela m’a fait penser à un échange avec Henke Kelner (Master Blender pour la Maison Davidoff), il disait ceci : le monde change, les hommes changent, il n’y a pas de raison que le fumeur ne change pas. Cela pour expliquer pourquoi il faisait des cigares de plus en plus linéaires. Mais que pensent les autres personnes travaillant dans le monde du cigare ? J’ai commencé par demander à Marc De Coen (Cubacigar Benelux) : Je pense que c’est une volonté de Habanos, la marque de fabrique de Cuba. Tu sais c’est Cubataba qui achète le tabac, qui l’apporte à la fabrique et qui dit si tel ou tel cigare va être confectionné et donc je pense qu’ils veulent vraiment garder ce qui fait leur réputation depuis des années c

Barbãr Rouge

Barbãr Rouge Brasserie Lefevbre Si vous suivez le blog, vous connaissez déjà la blonde et l’amour que je lui porte. Et bien ce soir, je teste pour vous la Barbãr Rouge. Qui dit bière aux fruits, dit obligatoirement l’avis de ma fille. Ce n’est pas du tout du machisme ; non je ne pense pas que c’est une bière de femme, mais je reste persuadé que pour ce genre de bière, un avis féminin est important. Je ne ferai pas de grands discours sur l’étiquetage car bien qu’il soit rouge, il est fort semblable à celui de la Barbãr blonde. Une grosse différence attire quand même mon attention : si sur la blonde l’étiquette met en avant le fait que c’est une bière forte et au miel, ici le forte à disparu et au miel est remplacé par aromatisée au miel. Cela demande quelques explications et c'est Cécile F. (Responsable Marketing & Communication de la brasserie) qui va me les donner, il s'agit en fait d'un problème de législation :  Sur l'étiquette, il est indiqu

Praline au tabac Macanudo Inspirado Black

C’est lors d’une soirée ChezDan que j’ai eu l’occasion de découvrir cette praline très particulière, réalisée par Frédéric Doumont. Cet ancien chimiste reconverti en chocolatier a appris que Julien faisait une dégustation de rhum et cigares, cela lui a donné l’idée de développer une praline spéciale pour l’évènement. Il m’explique que c’est un vrai travail d’alchimiste qui a demandé plusieurs tests. Au début, il a travaillé avec le tabac du macanudo inspirado black gordito et le chocolat noir, mais le résultat n’était pas satisfaisant car le tabac se faisait sentir trop bas dans la gorge, cela était désagréable et pouvait même faire tousser. Fréderic a donc modifié son chocolat pour le remplacer par un chocolat au lait. Il a commencé par fumer sa crème puis a utilisé de l’infusion de feuilles de tabacs pour l’incorporer dans sa praline. Il me conseille de mettre tout en bouche, de prime abord la praline goûte simplement le bon chocolat mais quand il commen

Furia

Un nom qui a déjà fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux, ce qui me fait penser aux 3 passoires de Socrate, mais le but de cet article n’est pas de polémiquer mais de vous faire découvrir cette marque. Cette gamme de 3 cigares est une nouvelle marque de Didier Houvenaghel (dh Boutique Cigars), déjà bien présent dans le monde du cigare avec des marques comme La Ley, La Preferida ou Nicarao, en collaboration avec Abdel Fernandez. Didier est aussi un fan de mythologie, comme on peut s’en rendre compte avec l’habillage de la boite de La Ley ou le choix du nom Nicarao. Il ne va pas déroger à la règle pour cette gamme. Furia, Déesses sombres à deux visages de la mythologie grecque, sont aussi connues sous le nom des Bienveillantes. Elles sont chargées d'exécuter la sentence des juges. Elles poursuivent les coupables avec acharnement et ne laissent aux criminels aucun repos, elles les tourmentent sans relâche.   Mais sont aussi protectrices