Cuaba Salomones

Cuaba

Salomones





C’est une grande amie qui m’a invité au partage de cette vitole, et je l’en remercie.
Je regarde mon cigare pendant qu’elle m’explique que la marque Cuaba est connue surtout pour son côté aromatique plus que pour sa puissance.  J’ai dans les mains une cape assez sombre, soyeuse et légèrement huileuse.
Je coupe une première fois un morceau court de la tête de mon figurado, et allume celui-ci qui répond de manière parfaite, la combustion est bonne. Le tirage est un peu dur, je décide donc de le recouper un peu plus et là mon cigare s’envole dans un flot de fumée très agréable.

Le début de ma dégustation me plonge dans les Grands Prairies (celles du Dakota, pas celle de l’au-delà), comme je l’ai ai vu dans le film Danse avec les loups, l’odeur de la sweet grass (l’herbe à bison) vient chatouiller mes narines accompagnée du cèdre et du bouleau.

Petit à petit, celles-ci sont remplacées par le chocolat et le cuir, forte odeur de cuir que l’on est occupé à tanner, mais aussi l’odeur de la bonne terre bien grasse.

Comme je prends du plaisir à déguster ce cigare en bonne compagnie, avec une dame qui sait de quoi je parle quand je lui dis que mon cigare m’emporte à la lisière de la forêt où se mélangent les odeurs de la Terre Mere.
Ce cigare ne monte effectivement pas en puissance, mais reste avec une rondeur en bouche qui me plaît énormément.




Mon ami Philippe (La Tête d’Or) le conseille avec un rhum comme le Havana Club Seleccion de Maestros, comme je ne suis pas rhum, je vais tester avec deux whiskys : Connemara et Robert Burns.

Le premier est vraiment trop tourbé et prend rapidement le dessus sur le cigare. Je fais une rincette, aspire quelques bouffées de mon Salomones et passe au Robert Burns, qui est un whisky aux saveurs boisées et chocolatées, il va donc très bien avec mon cigare.

Ma parfaite dégustation se termine lentement sur des notes un peu plus acidulées.

C’est pratiquement 11 mois plus tard que je redéguste ce cigare lors d’une soirée club, je ne sais pas si c’est la jeunesse (mise en boîte juin 2016) de celui-ci, mais il a une fin bien plus piquante, acide très dérangeante. Même après deux très longs dégazages je ne termine pas mon cigare.

Comme quoi il est important de laisser vieillir ses vitoles. Et comme je le dis souvent ne jugez pas un cigare sur un seul test, il y a tellement de paramètres qui rentrent en ligne de compte.

Ce cigare figurado fait 18,4 cm pour un cepo de 56.

Mes impressions : très bon cigare, quand on recherche un moment de douceur avec une belle palette d’arômes, je suis sous le charme.

Commentaires