Balmoral Añejo XO Gordito



La famille Añejo Xo s’est agrandie en octobre 2016 avec un nouveau module, le Gordito. Je me devais de le déguster.
Je me suis demandé pourquoi faire un nouveau module alors qu’il y en a déjà trois qui fonctionnent très bien.
La réponse, je l’ai trouvée dans l’excellent livre de Guillaume Tesson : Le petit Larousse des cigares, à la page 316, il dit : le Nub, cigare très court au diamètre démesuré, pour un tirage aéré privilégiant les arômes à la puissance. Même si ici, il parle des cigares créés par Sam Leccia, on pourrait remettre ce discours pour le Gordito de Balmoral.

Les amateurs que vous êtes, savent que dans un cigare il y a toujours une partie sweet spot (le point idéal), le moment parfait dans notre dégustation. Même dans les autres terroirs, que Cuba, qui font des cigares plus linéaires, on retrouve ce point, ce moment précis. Et bien le Gordito est un cigare qui va donner ce moment précis du début à la fin.

Du moins en théorie, mais voyons dans la réalité.




Je coupe mon cigare et l’allume, cela prend un certain temps, c’est dû au diamètre assez important. Le tirage est aisé, la combustion est parfaite.
La fumée est comme dans les autres modules c’est-à-dire bien présente mais pas repoussante, de suite, je retrouve le mélange caractéristique d’épices et de crème.
Je confirme donc que dès les premières bouffées, je suis au cœur du sujet, et ces arômes ne quitteront plus mon cigare.
Je qualifierais ce cigare de très bien équilibré avec un bon 5/10 en puissance pour un 7+/10 en arômes.
Si comme moi, vous aimez la longueur, tournez-vous vers le Torpedo, mais si vous n’avez qu’un moment pour déguster un bon cigare ou que vous êtes à l’apéritif, je vous conseille vivement de vous tourner vers ce Gordito.
Pari tenu pour Agio avec ce Balmoral et la recherche du sweet spot.

Un cigare de 10,2 cm pour un cepo de 58

Mes impressions : un très bon cigare pour une courte période et que l’on cherche à être rassasié d’arômes

Commentaires