Ramon Allones Phoenicia 35 Exclusivo Libano



Ce que j’aime dans mes visites à la Maison Dhondt, c’est qu’en plus de revoir les amis, Johan me fait toujours découvrir des belles choses soit de sa civette, soit de sa réserve personnelle.
Un ami commun, lors d’un voyage au Liban, a ramené quelques exemplaires de cette merveille que je vais déguster ce soir.

C’est devenu une tradition de sortir un cigare anniversaire pour le partenariat entre Habano et son distributeur Phoenicia Trading. Il s’agit ici du 35ème.

Ce cigare fait 13,46cm pour un cepo de 55, format Montesco  comme le Wide Churchill de Roméo & julieta. C’est un fait assez rare pour le signaler, car Habano exclut en général ce format pour les éditions régionales. Mais comme il s’agit de fêter le plus gros distributeur, la firme voulait marquer le coup avec un format fortement apprécié depuis quelques années.
Il y a eu que 10000 exemplaires de ce cigare.




Je suis avec un cigare à la cape parfaite, assez huileuse et d’un très bel aspect. Celle-ci est orné de deux  bagues (Ramon Allones classique et Exclusivo Libano surmonté de 35 Phonecia Anniversario). 

Mon cigare est souple et parfaitement humidifié, et est composé de feuilles de tabac de 5 ans.
Je coupe délicatement, mais fermement un morceau de la tête, et j’allume ma vitole, cette opération se déroule parfaitement. Dès le départ, une belle fumée fait son apparition, le tirage est divin.
Je me laisse rapidement emporter vers Horsh Arz el-Rab (la forêt des cèdres de Dieu), et c’est assis au pied d’un de ceux-ci que je continue ma divine dégustation. Je suis dans des saveurs épicées, boisées et crémeuses. Celles-ci se mélangent au fur et à mesure de ma méditation et s’harmonisent dans un parfait équilibre.
Par moment, en fermant les yeux, je croirais avoir en main un Partagas, mais non, je suis bien avec un de ces très bons Ramon Allones. Soudain, je me sens aspiré par un tourbillon et plus vite que l’éclair, je me retrouve dans mon salon.

Que c’est-il passé ? Pourquoi la magie s’est-elle rompue au moment où j’enlevais le plus délicatement possible la bague (Ramon Allones) ?

Un foutu morceau de cape y est resté collé, je vais finir par croire qu’Alex a raison : est-ce qu’un cigare cubain sans trop de colle sur la bague, cela est-il possible ?
Mon tirage est passé rapidement de divin à purin, ma vitole fume faiblement et ne donne plus que quelques pénibles panaches, ma cape chauffe directement.
Heureusement, vu la taille du cigare et le nombre de bagues, il me reste un petit morceau en main. Mais je suis frustré par ce retour rapide dans le monde de la nécessité.


Merci à Johan et Walid pour cette fabuleuse découverte



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