Marc Leclercq - Don Thomas Nica

Nous retrouvons Marc Leclercq et ses articles pour la revue Euro-Toque.

Don Thomas Nicaragua (article paru dans la revue Euros-Toques 2015)

Un monde magique qui se renouvelle continuellement, nous surprend, nous passionne, aiguise notre curiosité, envoûte nos papilles avec ses volutes et nous procure des moments de plénitude le temps d'un cigare.
Bienvenue dans le monde des aficionados.
Nous embarquons aujourd'hui à destination du Nicaragua avec ses régions de Jalapa, Condega Pueblo, Estelí et leurs cultures sur sols vierges.
Nous ferons escale en République Dominicaine pour son piloto Cubano ainsi qu'au Brésil et sa région d'Arapiraca pour vous présenter le nouveau Don Tomas du Nicaragua.
Ce n'est pas un hasard si le mélangeur Augustin Garcia du Scandinavian Tobacco Group a collaboré avec le producteur de tabacs Pedro Guardian et les mélangeurs d'Estelí à la mise au point de ce nouveau cigare.
Dotés d'un savoir-faire hors du commun, ces artisans dans les diverses étapes de fabrication des cigares au Nicaragua sont pour la plupart issus de l'immigration cubaine, emportant dans leurs bagages les secrets de la culture, de la fermentation et de l'assemblage transmis de génération en génération sur leur terre d'origine.
Les tabacs Pedro Guardian de Jalapa et Condega Pueblo sont mélangés au Piloto Cubano (variété de semences cubaines replantées en République Dominicaine) afin de constituer la tripe.
La sous-cape brésilienne de la région d'Arapiraca maintient cette tripe en place et lui apporte son équilibre aromatique.
C'est au terroir de Jalapa avec ses feuilles de "plein air" que revient le privilège d'habiller le nouveau Don Tomas en lui donnant une touche légèrement épicée.




Ce nouveau cigare délivre des notes de noisettes, des arômes boisés, salés, et légèrement épicés; il est de puissance moyenne.

Je vous propose une petite parenthèse pour vous faire part d'une expérience que je suis en train de vivre en savourant un cigare dans le sud de l'Espagne au bord de l'Atlantique.




Dans l'assortiment de cigares choisis pour les vacances, j'ai pris un robusto du Nicaragua.
Ce cigare avec sa palette aromatique intéressante, son tirage aisé, sa bonne combustion et sa cendre bien blanche aux anneaux réguliers et serrés me paraît conforme à mes souvenirs.
Le même cigare dégusté hier au même endroit avait une combustion chaotique; alors que je forçais la cadence de tirage, j'ai dû le relancer à maintes reprises en finissant par l'abandonner avant le troisième tiers.
Sa combustion était difficile, en cratère, ses arômes plus agressifs voire empyreumatiques, sa cendre éclatée était de teinte foncée; bref, un moment "pas terrible".
Aujourd'hui je retrouve ce cigare qui m'avait plu en Belgique et me pose beaucoup de questions : problèmes de différentes qualités de tabacs? De fermentation? De construction? J'envisage toutes les pistes mais n'acquiers aucune certitude.
Le long de l'Atlantique, je regarde l'océan, la plage, le ciel et là, je remarque un élément qui de fil en aiguille fait naître une théorie assez rocambolesque que je peaufine point après point comme peut le faire un esprit en vacances.
Lors de ma première dégustation, le temps était au beau fixe et une légère brise marine venant de l'Atlantique rendait l'air frais et humide.
Aujourd'hui, l'orientation du vent a changé, chaud et sec, venant de l'intérieur des terres, il m'a fait douter à un certain moment du bien fondé de fumer un cigare dans une telle atmosphère.
Imaginez ma surprise, quand, malgré mes craintes, cette expérience s'est révélée nettement meilleure que la veille.
Se peut-il qu'un air maritime plus humide et plus salé ait joué un tel rôle?
Influencé à tel point les arômes en modifiant les gaz de combustion?
S'agit-il d'un "trip" de l'aficionado en vacances ou d'un élément de plus nous obligeant à relativiser une évaluation trop stricte d'un cigare?
A méditer, à discuter et à confirmer... refermons cette parenthèse.





La gamme du nouveau Don Tomas Nicaragua se décline en 4 modules :
- Le Lindos : L 102 mm X 16 mm de cepo à 3.00 €
- Le Rotshild : L 114 mm X 20 mm de cepo à 4.20 €
- Le Robusto : L 140 mm X 20 mm de cepo à 4.50 €
- Le Toro : L 152 mm X 21 mm de cepo à 5.20 €.

Ce nouveau cigare est en vente à la Maison Leclercq.

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