Le chocolat au whisky belge








En plus de son travail dans l’entreprise familiale et sa passion pour son cheval, Justine Demoulin a une certaine attirance pour le chocolat. C’est par son intermédiaire que j’ai reçu à déguster des pralines de l’artisan chocolatier Franz, rue Saint Gilles à Liège. Pourquoi parler de pralines dans un blog dédié aux cigares, whisky et bières ? Simplement parce que cet artisan fait des pralines au whisky.






Franz… C’est une passion pour le chocolat qui dure depuis trente ans.
Franz … C’est une envie de se démarquer de faire des pralines autrement…
Avec un chocolat corsé (70/30) riche en beurre de cacao bien fondant en bouche
Avec des moulages fins pour que la praline éclate dès le premier coup de dent
Avec des fourrages pleins de goût, peu sucrés, simples et facilement identifiables
Avec une production journalière devant les clients avec des produits ultra frais ! 

Peut-on lire sur leur site internet.





Je suis devant mon paquet de pralines, dont une est au peket. Pour me donner un aperçu de la différence de goût, je les sors et constate en effet que l’une arbore « une décoration » du Saint et les autres un logo représentant un hibou sur une branche. Les amateurs reconnaitront de suite le Belgian Single Malt Whisky, The Belgian Owl d’Etienne Bouillon.





La constatation suivante de ma dégustation est que je n’ai pas affaire à une praline à l’alcool mais que le « fondant » à base de chocolat et beurre de cacao en est parfaitement parfumé sans être écœurant.
J’ai déjà fait la dégustation de plusieurs whiskies qui se marient bien avec le chocolat noir comme le Cardhu ou le Lagavulin D. édition 1998 mais jamais en praline ; le résultat n’est pas du tout désagréable.
La saveur de whisky est bien présente et parfume le palais. Comme le chocolat est corsé et qu’il a un final qui tient bien en bouche, cela met le whisky en valeur.

Je terminerai par un retour sur la praline au peket et son Saint. Justine ne voyait pas bien l’association des deux ; je pense que cela pourrait venir d’une vieille tradition liégeoise qui voulait qu’on laisse, la nuit précédant la Saint Nicolas, une carotte pour l’âne et un peket pour réchauffer le grand Saint qui devait avoir bien froid à faire sa tournée la nuit. Mais en regardant de plus près, il ne s’agit nullement de Saint Nicolas car il n’a pas sa barbe blanche. Renseignement pris auprès du fabricant, il s’agit de Saint Lambert. En effet, ce Prince-Evêque a joué un rôle important pour la ville de Liège.

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