Nicarao Exclusivo Robusto



Pour les caractéristiques de la gamme, je vous invite à aller (re)voir l’article sur le Don Rafa.

Je me retrouve donc devant un robusto très ferme à la cape maduro très foncée, ce cigare dégage déjà un « bon terreux » qui ne me laisse pas indifférent.
L’allumage de celui-ci est simplement parfait et le tirage est très agréable pour un cigare si serré, il se libère une très belle fumée bien épaisse.
Je sens que ce cigare a une bonne longueur de bouche et j’apprécie cette persistance au niveau de toute la bouche. Sa palette de saveur n’est pas négligeable non plus puisque le poivre blanc est accompagné de café, de cacao et de cuir animal et sauvage, et le tout dans une parfaite harmonie et un très bon équilibre. Ce module a une belle puissance (côté à 7 sur le site officiel).

Lentement, le café doux passe à café moka puis c’est le côté café « recuit » qui prend le dessus, celui qu’on a laissé sur la cuisinière, qu’on appelle jus de chaussette, cet arôme fait revenir des souvenirs : manœuvres militaires, Québec au fond de la forêt boréale (où le café reste jour et nuit sur le poêle au cas où une personne débarquerait pour se réchauffer).
La fumée est toujours abondante et persistante, au risque de me répéter avec tous les cigares de Didier, la cendre est ferme et blanche. Elle est surtout très compacte, Marc L. me disait d’ailleurs qu’il avait vu, pour le fun, Didier reprendre celle qui était tombée, la replacer sur le cigare et la « recoller » en continuant à fumer.
Souvent je ne vois pas beaucoup de différence en puissance et saveur entre tel ou tel module, ce qui me frappe surtout c’est la longueur de la dégustation, la gamme Especial est une exception qui confirme la règle, je trouve que le robusto a encore une plus grande richesse de saveurs que le Don Rafa.

75 min plus tard, je dépose le peu qu’il me reste de ce cigare mais tirer plus serait un risque pour la moustache.
Je me sens comme après une séance de méditation et j’ai envie de hurler : « Putain que cela fait du bien ! ».

Mon ami Philippe Bornauw (la Tête d’or) le conseille avec un Glenfarclas 15 ans, très bon choix, mais je dirais aussi avec tout whisky qui tient en bouche, bien malté et boisé, et pourquoi pas le tester avec un légèrement tourbé ? Pour Alain Coen, avec un rhum ou un café, il ne serait pas mal non plus.

En conclusion : je ne vais pas revenir sur la qualité et le vieillissement des feuilles, cela je l’ai déjà expliqué en long et en large dans l’article Don Rafa. Ce cigare d' une longueur de 14,1 cm pour un cepo de 58
Je peux juste dire que ce cigare est dans mon top 5 et que le déguster a toujours été un moment de plaisir et de détente.
Que ce cigare m’apporte du calme et qu’il me transporte dans d’autres dimensions qui ne sont pas de ce monde. De nouveau je vous le conseille, mais chacun ses goûts.
Moi en tout cas je le reprendrai volontiers.

Prix au moment de la rédaction de l’article : 13.5O euros







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